Les opposants aux Gripen entrent en scène

L'alliance "Non aux milliards pour des avions de combat" part en campagne contre l'achat de 22 Gripen pour un montant de 3,126 milliards de francs.
07 août 2015, 13:33
Le Gripen coûterait bien plus cher que ce que le Département fédéral de la défense (DDPS) veut faire croire à la population, selon ses opposants.

L'alliance rose-verte contre le Gripen a déjà réussi à faire aboutir le référendum contre l'acquisition des avions de combat. Les Suisses se prononceront le 18 mai.

"L’achat de 22 Gripen coûterait très cher à la Suisse: ces avions de combat engloutiraient 10 milliards au cours de leur durée de vie", affirment les opposants lundi. "Face aux caisses vides de la Confédération, des cantons et des communes, la Suisse ne peut pas prendre un tel risque financier", a poursuivi l'alliance dans un communiqué.

Le Gripen coûterait bien plus que ce que le Département fédéral de la défense (DDPS) veut faire croire à la population, selon ses opposants. Il faut rajouter au prix d’achat, les coûts d’exploitation et d’entretien, ainsi que les futures mises à niveau nécessaires. Ces milliards manqueront nécessairement ailleurs, dans des domaines où il serait bien plus rationnel d’investir, comme la formation, les transports publics ou encore l’AVS.

Autre argument: l’achat du Gripen est également très risqué, puisque l'avion commandé par la Suisse n’est pas encore développé et n’existe que sur le papier.

Pour les opposants, la sécurité aérienne de la Suisse est déjà assurée: "Les forces aériennes possèdent 32 F/A-18, à même de mener à bien leur mission pour les prochaines décennies". Environ 400 millions de francs viennent d’être investis pour leur mise à niveau, rappellent-ils.

L’Autriche possède 15 appareils pour assurer sa mission de police du ciel, la Suisse devrait donc pouvoir assumer la sienne avec plus du double d’appareils.