Coronavirus: un groupe de députés défend l’utilité du certificat Covid

Un comité interpartis monte au front pour défendre le certificat Covid. Il rappelle que le pass permet de pouvoir retrouver une vie normale entre resto et voyages. Il balaie aussi les accusations de discrimination ou de surveillance de masse.
04 nov. 2021, 12:32
Les parlementaires défendent cet outil qui permet de retrouver une certaine normalité.

Resto entre amis, musée en famille ou voyage à l’étranger. Le certificat sanitaire a permis aux Suisses de retrouver une plus grande liberté, a pointé jeudi le comité interpartis en faveur de la loi Covid-19, soumise au peuple le 28 novembre.

Le certificat Covid est une clé essentielle pour sortir de la pandémie. Il nous permet de mener une vie presque normale.
Jürg Grossen, député (PVL/BE)

«Le certificat Covid est une clé essentielle pour sortir de la pandémie. Il nous permet de mener une vie presque normale», a souligné Jürg Grossen (PVL/BE) devant les médias. Et d’énumérer, aux côtés des présidents de tous les grands partis à l’exception de l’UDC, les avantages du sésame. Matchs de football, cinémas ou restaurants sont de nouveau accessibles sans grandes difficultés.

Liberté de voyager

Le pass sanitaire permet aussi de voyager à l’international facilement, a noté le Bernois. «Sans, il faudrait demander une autorisation spéciale ou remplir des formulaires supplémentaires pour chaque séjour.»

La liberté de voyage des Suisses serait massivement réduite, a continué le président des Vert’libéraux. L’introduction d’un certificat uniquement pour les voyages à l’étranger, souvent avancée comme alternative par les opposants au texte, serait elle compliquée et prendrait des mois.

Le certificat permet de maintenir les taux d’infection à un niveau bas et d’éviter une surcharge du système de santé.
Thierry Burkart, député (PLR/AG) 

 Tourisme et gastronomie pâtiraient également de telles restrictions au niveau des voyages, a pointé Gerhard Pfister (Centre/ZG). L’absence de pass sanitaire serait «dévastatrice pour la société et l’économie», a abondé Thierry Burkart (PLR/AG).

«Le certificat permet de maintenir les taux d’infection à un niveau bas et d’éviter une surcharge du système de santé», a soulevé Lilian Studer (PEV/AG).



Sécurité et stabilité nécessaires

Le reste de la loi, notamment les aides financières, est aussi essentiel, a relevé Gerhard Pfister. Sans ces soutiens, «l’incertitude serait grande».

Qui dit non au texte joue avec le feu: il ou elle risque une prolongation de la crise sans avoir la garantie d’aides économiques suffisamment solides.
Cédric Wermuth, député (PS/AG)

Les indemnités journalières supplémentaires pour les chômeurs, l’extension des indemnisations pour chômage partiel ou pour les événements tomberaient, a-t-il rappelé. «Les branches concernées ont besoin de sécurité juridique et de stabilité.»

La loi Covid-19 est «le seul chemin sûr pour sortir de la pandémie», a plaidé Cédric Wermuth (PS/AG). «Qui dit non au texte joue avec le feu: il ou elle risque une prolongation de la crise sans avoir la garantie d’aides économiques suffisamment solides.»

Certificat light moins intrusif

Balthasar Glättli (Vert-e-s/ZH) s’est lui appliqué à démonter les deux principaux arguments des opposants au texte, à savoir la discrimination et la surveillance de masse. «Les personnes guéries ou testées ne sont pas désavantagées.» Avec le certificat, elles peuvent, tout comme les personnes vaccinées, avoir plus de libertés.

Qui utilise Facebook ou surfe sur internet sans navigateur particulier donne bien plus d’informations sur sa personne.
Balthasar Glättli, député (Vert-e-s/ZH) 

La Suisse dispose par ailleurs d’un certificat light, beaucoup plus «économe» en matière de données que ceux des pays voisins, a continué le Zurichois.

De plus, il n’existe aucune banque de données centrale, a-t-il ajouté. «Qui utilise Facebook ou surfe sur internet sans navigateur particulier donne bien plus d’informations sur sa personne.»