Aéroport de Zurich: appareils déchargés interdits à bord

Les appareils électroniques déchargés sont interdits à bord des avions en partance de Zurich vers l'Amérique du Nord.

10 oct. 2014, 18:57
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Depuis vendredi, les téléphones portables, tablettes et autres appareils électroniques doivent être en état de fonctionner pour pouvoir être embarqués à bord des avions depuis Zurich à destination des Etats-Unis et du Canada. Cette décision ne concerne pour l'instant pas Genève.

Cette mesure, qui avait été annoncée début juillet par l'Administration de la sécurité des transports américaine (TSA), s'inscrit dans le cadre du renforcement des contrôles de sécurité. Celui-ci a été décidé face aux craintes de tentatives d'attentat contre un avion. Les pays concernés n'étaient pas encore connus lors de cette annonce en juillet.

Décrétée par l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC), cette mesure est entrée en vigueur avec effet immédiat, a indiqué vendredi l'aéroport de Zurich. Elle concerne les vols directs vers les deux pays d'Amérique du Nord. Les passagers concernés peuvent donc être soumis à un contrôle supplémentaire avant l'embarquement.

Ils peuvent se voir obligés d'allumer leurs appareils électroniques devant un agent de sécurité. Si l'appareil ne s'allume pas, il ne sera pas autorisé à bord de l'avion. Les compagnies aériennes sont responsables de ces contrôles. Les autorités américaines craignent qu'un téléphone portable, une tablette, un ordinateur ou tout autre appareil électronique soit utilisé pour dissimuler une bombe.

Pas d'ordre pour Genève

L'aéroport de Genève, d'où partent 28 vols hebdomadaires à destination des Etats-Unis et du Canada, n'a pour l'heure pas reçu d'ordre formel en ce sens, a indiqué son porte-parole Bertrand Stämpfli, interrogé par l'ats. "Mais nous sommes préparés à introduire cette mesure", a-t-il précisé.

Pourquoi Zurich et pas Genève? "Pour l'instant, les Etats-Unis n'ont formulé cette demande que pour Zurich", explique Urs Holderegger, porte-parole de l'OFAC. "Mais j'ignore pourquoi ils ne l'ont pas fait pour Genève".

Bertrand Stämpfli avance une hypothèse: "Dans les négociations, les Etats-Unis voulaient peut-être aller vite et ils ont d'abord fait la demande pour l'aéroport suisse le plus important. Il n'y a peut-être pas le même degré d'urgence avec Genève".