Intolérance au lactose: des chercheurs d'Agroscope et du CHUV développent un nouveau test

En Suisse, 20% de la population ne digère pas le lactose. Une proportion qui passe à 85% en Chine, par exemple. Des chercheurs d'Agroscope et du CHUV ont mis au point un test sanguin qui permet de dépister les intolérances.

21 févr. 2019, 15:34
En Suisse, 80% de la population digère bien le lactose, mais en moyenne mondiale, seules 2 personnes sur 3 le peuvent.

La station de recherche Agroscope et le CHUV ont développé une nouvelle méthode pour évaluer les intolérances au lactose. Ils ont identifié deux composants dans le sang qui révèlent la présence de lactase, l'enzyme permettant la digestion du lactose.

Ces deux substances, le galactitol et le galactonate, doivent permettre d'analyser directement l'activité lactasique dans le corps humain, explique jeudi dans un communiqué Agroscope, qui a mené ses recherches avec le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).

Ce nouveau procédé de détection pourrait être employé pour diagnostiquer des troubles digestifs relatifs à la consommation de lactose, en complément d'autres tests existant en clinique. Il pourrait aussi être commercialisé auprès du public pour effectuer un test rapide sur la capacité d'un organisme à digérer le lait.

 

 

Brevet déposé

La découverte de l'équipe lausanno-bernoise a fait l'objet d'un dépôt de brevet. L'étude qui y est associée, et qui a été menée auprès de 14 personnes, a été publiée dans la revue "American Journal of Clinical Nutrition."

Dans son communiqué, Agroscope rappelle qu'environ deux tiers de la population adulte mondiale ne digèrent pas le lactose, faute d'être dotée de lactase. Il existe de fortes disparités à travers le monde: tandis que 80% de la population suisse digère le lactose, ce taux tombe à 15% en Chine. Agroscope ajoute que les consommateurs ignorent généralement si leur corps est apte à assimiler le lactose contenu dans les produits laitiers.