Sylvio Bernasconi veut le retour de la barre

La Super League a enregistré la plus forte baisse de spectateurs des 16 dernières années. Tous les clubs ont connu une diminution d'affluence et Neuchâtel Xamax est un de ceux qui en a le plus souffert. Le président Bernasconi plaide pour un retour à la «formule Rumo».
03 juin 2009, 11:49

Après trois années de fréquentation en hausse, les stades de Super League ont enregistré une nette baisse de spectateurs au cours de la saison 2008/2009. Cette désertion (351 000 personnes en moins) constitue la plus grosse perte depuis 16 ans. En une saison la moyenne est passée de 10 917 à 8964 spectateurs par match.

Aucun club n'a été épargné par cette diminution: les huit équipes qui ont participé aux deux derniers championnats ont vu leur affluence chuter. Bâle, qui reste le club le plus populaire (devant YB, Zurich et Sion), est passé de 23 539 à 21 043. Proportionnellement, Xamax a été encore plus touché par la désaffection. Le club a perdu près de 27 000 spectateurs sur la saison (de 118 481 à 91 556) pour une moyenne passant de 6582 à 5086.

Des chiffres qui n'étonnent que très peu le président Sylvio Bernasconi. «Il ne faut pas oublier que la saison passée, l'équipe a lutté pour les première places en début d'exercice. De plus, la qualification pour la demi-finale de la Coupe de Suisse a créé un engouement que nous n'avons pas vécu cette fois-ci.» D'autres erreurs ont été commises, reconnaît l'homme fort de la Maladière, comme «le fait de déplacer le club des 200. Cela nous a fait perdre plusieurs membres.»

Plus généralement, cependant, c'est la formule de championnat qui n'est pas bonne, estime le président xamaxien. «Dix équipes, cela ne suffit pas. A mon avis, il faudrait revenir à douze, avec la barre après la huitième place. La «formule Rumo» a un double avantage. Lors de la première partie du championnat, le public se passionne pour la barre. Ensuite, lutter pour le titre est très valorisant.» Pour autant qu'on ne soit pas dans le tour contre la relégation... «A Noël, ces deux dernières saisons, Xamax aurait été du bon côté», rappelle le président qui défendra sa proposition lors de l'assemblée générale de la Swiss Football League, le 12 juin. /ESA-si

Gross ne viendra pas

«Un intermédiaire a bien contacté Christian Gross pour «sonder le terrain». Cela aurait pu être une excellente solution. Malheureusement, il souhaite observer une pause pendant quelques mois. Il ne s'agira donc pas du prochain entraîneur de Xamax», assure Sylvio Bernasconi.

La recherche continue, ce d'autant que la Swiss Football League ne veut pas d'un «prête-nom» pour Jean-Michel Aeby. «Je me suis fait remonter les bretelles à ce sujet», dévoile le président «rouge et noir». «Vous n'imaginez pas le nombre de personnes qui souhaitent travailler à Xamax! Je dois examiner plusieurs candidatures et ne communiquerai plus à ce sujet avant la fin de la semaine prochaine», conclut Sylvio Bernasconi. /esa