Nouvel actionnaire de poids pour le CSEM

Nouvel actionnaire de poids pour le CSEM, Centre suisse d'électronique et de microtechnique, à Neuchâtel: avec 22% du capital-actions, la FLRH (Fondation en faveur d'un laboratoire de recherche horlogère) s'est engagée de manière importante dans le centre technologique neuchâtelois.
02 août 2015, 19:21

En mars 2010, la FLRH a participé, à hauteur de 6 millions de francs, à une augmentation de capital. L'EPFL n'est plus, ainsi, le premier actionnaire du CSEM. Annoncée aujourd'hui lors de l'assemblée générale, cette nouvelle «nous rapproche de notre client favori, qui est l'horlogerie», se réjouit le directeur général Mario El-Khoury.

Par ailleurs, le CSEM n'a plus de responsabilité financière dans le projet Solar Island, aux Emirats, qui aura malgré tout coûté plusieurs millions au centre neuchâtelois. Un assainissement de près de cinq millions de francs, inscrit aux comptes 2009, a permis de clore les risques liés à ce projet. En raison de cet assainissement, le CSEM a bouclé l'année 2009 sur une perte de 1,5 million.

Mais les activités opérationnelles sont quant à elles très positives, puisqu'elles ont dégagé un bénéfice d'exploitation de 400'000 francs environ. Le chiffre d'affaires, toujours en hausse, a frôlé l'an passé les 70 millions de francs. Si les mandats industriels ont quelque peu fléchi, crise oblige, les mandats de recherche, notamment ceux réalisés dans le cadre de la CTI (agence de la Confédération pour la promotion de l'innovation), sont en forte hausse.

Pour l'avenir, le directeur général est confiant : les mandats industriels étaient, au premier trimestre 2010, supérieurs au budget, et deux nouvelles start-up sont en préparation.

Le CSEM est notamment très actif dans les nouvelles technologies portatives et non invasives: une quarantaine d'ingénieurs travaillent sur des projets dans le domaine médical ou de la santé notamment. Une montre avec téléphone mobile, munie d'un capteur de chutes, a d'ailleurs été présentée aujourd'hui. Elle devrait être bientôt commercialisée et devrait se profiler comme alternative aux boutons-poussoirs que peuvent actionner les personnes âgées en cas d'urgence. /FRK