La gauche mise sur la qualité de vie

08 avr. 2008, 12:00

La gauche chaux-de-fonnière s'est apparentée en vue des prochaines élections communales, afin de pouvoir concevoir quelque chose de cohérent. «On doit réaménager l'espace urbain pour nos besoins d'aujourd'hui», a martelé la socialiste Viviane Houlmann.

Pour ce faire, le POP, les Verts et les socialistes se penchent sur trois axes majeurs. «Des projets concrets sur lesquels on s'est entendu», relève Laurent Duding, du PS. En premier lieu, soutenir et développer les structures parascolaires. Car la vie familiale change: «On essaie d'amener une réponse à cette réalité. Concilier vie familiale et vie professionnelle est un exercice de haut vol! Il faut trouver des solutions», a souligné Viviane Houlmann, rappelant que plus de la moitié des familles du canton de Neuchâtel sont monoparentales.

Actuellement, chaque enfant n'est (de loin) pas suivi de manière adéquate. A titre d'exemple, la crèche chaux-de-fonnière Arc-en-ciel a dû refuser environ 300 demandes depuis le début de l'année... La mise en place de structures d'accueil de qualité adaptées aux besoins de la vie des familles paraît donc indispensable. «La question que la gauche pose est: Est-ce que ce sont des dépenses ou un investissement? La réponse est claire! On fait un acte civique», a soulevé le popiste Francis Stähli.

Le deuxième cheval de bataille de la gauche apparentée repose sur l'environnement et l'accessibilité. Soit développer et améliorer le réseau des transports en commun, plus particulièrement la réalisation du Transrun. «On en a besoin pour rapprocher les Montagnes du Plateau», a lancé Fabien Fivaz, des Verts. Qui plus est, «notre société doit devenir plus écologique». Mais attention, cette liaison ferroviaire rapide entre le Haut et le Bas doit être construite bien évidemment dans le but de répartir les infrastructures. «Ce ne doit pas être un toboggan! On ne concentre pas tout en un même endroit...», a relevé l'actuel conseiller communal du POP, Jean-Pierre Veya.

Et pour que les Montagnes renforcent leur attractivité, «il faut construire une zone urbaine forte», dixit Viviane Houlmann. Cela aussi, et surtout, pour répondre à une attente bien réelle: redessiner l'espace urbain en ville différemment, pour laisser plus de place aux piétons. Il existe notamment «un projet à ne pas manquer: le réaménagement de la place de la Gare, qui permettra d'offrir un espace de vie agréable au c?ur de la cité», soutient Jean-Pierre Veya.

En somme, «tout le monde a intérêt à ce que la qualité de vie augmente», souligne l'écologiste Patrick Erard. «D'une manière générale, on doit conserver une capacité d'investissement dans cette ville, créer un peu d'espoir.» / sbi