La présidente de l'exécutif admet qu'il s'est fourvoyé, mais pas sur le fond

Le Conseil général de La Chaux-de-Fonds a reparlé ce soir de l'affaire Legrix. Avec un message de la présidente de l'exécutif Nathalie Schallenberg et des réponses à plusieurs questions sur le sujet.

26 sept. 2014, 06:30
Le Conseil communal de La Chaux-de-Fonds, avec Jean-Charles Legrix au premier plan et Nathalie Schallenberger délivrant son message.

La présidente du Conseil communal de La Chaux-de-Fonds Natahlie Schallenberger a adressé ce soir un message au Conseil général au début de sa séance ordinaire. Dans celui-ci, elle a admis que l'exécutif s'est fourvoyé dans le choix de la voie juridique choisie. Mais ce n'est qu'avec les connaissances et l'expérience acquises au fil de cette affaire inédite qu'on peut le dire.

A entendre la magistrate, le résultat est le même, dans le sens que les dysfonctionnements au sein du dicastère de Jean-Charles Legrix auraient de toute façon conduit à le suspendre provisoirement, avant des investigations supplémentaires après lesquelles on aurait certainement confié un autre dicastère au conseiller communal UDC.

Après le discours de Nathalie Schallenberger et le traitement des objets à l'ordre du jour, la présidente du Conseil général Sylvia Morel a proposé de retirer toutes les interpellations nouvelles ou anciennes et projet de résolution au sujet de l'affaire Legrix. Devant le refus de l'UDC et du NPL, tous ces points ont été traités en fin de soirée... à une vitesse record.

La résolution interpartis (PS, POP, Verts et PLR) de soutien au Conseil communal a été acceptée par 24 voix contre 3.

Nathalie Schallenberger a considéré qu'il n'y avait rien à répondre de particulier à  l'interpellation UDC accusant les quatre membres du Conseil communal d'avoir condamné un innocent, paraphrasant Emile Zola dans "J'accuse".

Quant à l'autentification de l'auteur de la fuite qui a conduit à  la publication par "L'Impartial" et L'Express" d'un aperçu de l'audit confidentiel qui a mis le feu aux poudres, la présidente a affirmé qu'on ignorait d'où elle venait et que la Ville ne déposerait pas plainte.

Le Conseil communal a aussi décidé de ne pas prendre de sanctions contre les chefs de service de l'administration qui avaient fait savoir publiquement qu'ils ne souhaitaient plus travailler avec Jean-Charles Legrix.

Enfin, Nathalie Schallenberger a répondu à une interpellation de l'UDC et du NPL datant d'août  qui portait notamment sur les frais engendrés par l'enquête Rouiller, 35 000 fr., a-t-elle dit.