Le bal des fusions

29 avr. 2009, 10:19

Auscultées sous toutes les coutures et même soutenues par des aides financières de l'Etat, les fusions de communes n'ont jusqu'à présent pas intéressé grand monde en République neuchâteloise. Hormis neuf des onze entités du Val-de-Travers, Thielle-Wavre et Marin-Epagnier, aucune commune n'y a trouvé son compte au cours de cette législature qui prend fin. Peseux et Corcelles-Cormondrèche ont même décidé de continuer à se vouvoyer. Ce n'est pas que la question n'interpelle pas, elle serait une fin obligée à entendre la majorité de celles et ceux qui se questionnent sur le rôle actuel et surtout futur des entités communales.

Littoral, Val-de-Ruz, petites vallées, Montagnes neuchâteloises aussi bien que les villes s'interrogent sur l'opportunité des connivences et ententes intelligentes à mener avec tel ou tel autre voisin. Presque partout, le rôle de proximité et la taille critique sont invoqués pour séduire et viser d'autres objectifs, nouveaux, qu'un simple regroupement d'intérêts limités. Et c'est précisément à la veille du passage de témoin entre anciens et nouveaux élus au Conseil d'Etat que l'Association cantonale des communes (ACN) décide de sortir du bois. De prendre d'une main, qu'elle veut fédératrice, ce dossier brûlant et explosif dès lors qu'il touche à l'identité même des administrés.

Hasard du calendrier ou réelle volonté d'influer sur la charge de travail de l'Etat, l'ACN réclame plus de compétences pour les communes, moins d'échanges de paperasserie entre les deux étages gouvernementaux. C'est peut-être là la chance de finaliser le processus des fusions avec effusion.