La Neuveville: faute de forces vives, Globaid doit fermer boutique

L’association humanitaire neuvevilloise Globaid disparaît du panel de la coopération internationale. Agés, ses cadres n’ont pas trouvé de forces vives pour reprendre le flambeau.

21 nov. 2019, 18:39
Globaid s'est notamment préoccupé du pouvoir économique des femmes en Afrique (photo d'illustration).

Globaid, organisme d’aide au développement et de coopération internationale, créé et établi en 2005 à La Neuveville, cesse ses activités. L’association, qui compte des adhérents dans le Jura bernois et le canton de Neuchâtel, tient ce vendredi soir 22 novembre sa dernière assemblée générale. La dissolution de sa structure figure à l’ordre du jour.

«Nous aurions aimé continuer une année ou deux encore. Mais les membres du comité sont âgés et nous enregistrons des démissions pour cause de santé», note Dominique Boucrot. Le président de Globaid indique que la cessation des activités était évoquée depuis une année. «Nous nous sommes approchés de personnes plus jeunes ainsi que d’étudiants. Mais nous n’avons pas trouvé les personnes disposées à reprendre le flambeau», regrette Dominique Boucrot.

Depuis sa création, l’association humanitaire neuvevilloise a collaboré à une douzaine de projets. «Nous venions en appuis aux actions d’associations locales en tentant de les rendre autonomes. Globaid a ainsi financé, en Afrique, des missions de renforcement du pouvoir économique des femmes et jeunes filles ou des coopératives agricoles. L’organisation humanitaire a également œuvré dans les pays d’Europe de l’Est.

Au cours de cette assemblée, les sociétaires de Globaid décideront de l’affectation du capital à dissoudre. «Je pense que nous affecterons ce petit reliquat aux associations que nous avons déjà soutenues», conclut Dominique Boucrot.