Un cuisinier de Cortaillod reprend les Roches-de-Moron

Enfant de Cortaillod, Laurent Meyrat s'installe dès demain derrière les fourneaux des Roches-de-Moron, après un demi-siècle d'exploitation par la famille Stengel.

04 mai 2018, 15:09
Laurent Meyrat, nouveau tenancier du restaurant des Roches-de-Moron, aux côtés des propriétaires, Myriam et Bruno Stengel.

 Une page se tourne au restaurant des Roches-de-Moron, aux Planchettes. Après quelque 50 ans derrière les fourneaux, la famille Stengel a remis son tablier à un tout nouveau chef, Laurent Meyrat, enfant de Cortaillod. Fils de restaurateurs - ses parents tenaient la Plage de Boudry -, le cuisinier ouvre son établissement aujourd’hui même, après deux mois de travaux intensifs. 

Une cuisine ouverte flambant neuve à la place du jeu de quilles

Le propriétaire des lieux, Bruno Stengel, a sacrifié l’ancienne salle de jeu de quilles pour y installer une vaste cuisine flambant neuve de quelque 70 m2. Une cuisine ouverte, qui permet aux clients de voir s’activer les cuistots, dont une pâtissière.
Au menu, les gourmands trouveront toujours les fameux cols-de-cygne et la réputée «plus grande carte de glaces d’Europe», comme on le murmure dans les Montagnes, forte de plus d’une centaine de choix. A côté des incontournables desserts,roesties et fondues, le cuisinier, au bénéfice d’une formation gastronomique au Bocalino de Saint-Blaise, proposera des spécialités comme l’os à moelle et fleur de sel, des filets d’omble chevalier au champagne ou du cœur de filet de bœuf en mode Chateaubriand. Mais aussi un mille-feuille de quinoa aux tomates et basilic à l’intention des végétariens.

«80% de la clientèle venait de Suisse allemande»

Pain maison, poissons d’une pêcherie de Saint-Aubin, viandes et fromages des Ponts-de-Martel... Un coup d’œil à la dernière page de la carte, où est indiquée la provenance des produits, montre que le tenancier tient parole quand il assure privilégier les saveurs locales. Idem côté boissons, où les vins neuchâtelois sont à l’honneur, ainsi qu’une belle sélection de thés bios. 
L’homme a œuvré d’Orbe au Valais  en passant par la région Lausannoise avant de s’intéresser aux Roches-de-Moron. «Je voulais quitter les centre-villes, qui peinent à travailler en dehors du midi, pour un coin de nature. Ici, le cadre est connu loin à la ronde. On m’a vanté la carte de glaces de l’établissement jusque dans le Nord Vaudois!», sourit-il. «80% de notre clientèle venait de Suisse allemande», rappelle Bruno Stengel. D’où la nécessité d’engager des sommelières bilingues. L’équipe a mis les bouchées doubles pour ouvrir ce week-end, juste avant la Fête des mères et les jours fériés de mai. 
L’établissement sera ouvert sept jours sur sept de 9h à 22h30 de mai à octobre, et fermera le mardi de novembre à avril. 

par Sylvie Balmer