Ebola: Johnson & Johnson teste son vaccin sur l'homme

Johnson & Johnson (J&J) a annoncé mardi avoir effectué les premiers essais sur l'homme d'un vaccin contre Ebola. Ce 3e vaccin-test est développé par la filiale belge du groupe pharmaceutique américain.
06 janv. 2015, 15:38
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Le groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson (J&J) a annoncé mardi les premiers essais sur l'homme d'un vaccin contre la fièvre hémorragique Ebola. Ce troisième vaccin-test est développé par sa filiale belge en partenariat avec une firme danoise.

"Les premiers volontaires ont reçu leur dose initiale", a indiqué J&J dans un communiqué. Le géant américain précise que le vaccin a été développé par sa filiale belge Janssen Pharmaceutica.

Ces études de phase I (le premier des trois stades que doit franchir un vaccin avant sa commercialisation) sont menées par l'"Oxford Vaccine Group" de l'université britannique d'Oxford. Elles nécessitent un nombre très réduit de personnes (dans ce cas, 72 volontaires), et servent essentiellement à vérifier que le médicament est sûr et bien toléré.

Mais J&J n'entend pas en rester là et compte aller vite puisqu'il espère engager des études sur de larges cohortes de patients dès avril. Le groupe américain, qui est un des plus avancés dans la lutte contre Ebola, avait annoncé fin octobre avoir dégagé jusqu'à 200 millions de dollars (autant en francs) pour accélérer la production d'un vaccin.

Deux vaccins testés en Suisse

En partenariat avec l'entreprise danoise Bavarian Nordic A/S, Johnson & Johnson a déjà produit plus de 400'000 doses de vaccin et compte en fabriquer au total 2 millions d'ici la fin de l'année, ce qui traduit une accélération du calendrier annoncé en octobre. Si nécessaire, le groupe se dit en mesure de porter sa production jusqu'à 5 millions de doses dans un délai de 12 à 18 mois.

Deux autres vaccins contre le virus Ebola sont à l'essai dans plusieurs pays. Le ChAd3, co-développé par l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses et le laboratoire britannique GlaxoSmithKline est expérimenté à Lausanne, tandis que le VSV-ZEBOV est testé aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).