L'économie suisse est en standby

Selon le centre de recherches conjoncturelles de Zürich, l'économie suisse est en pause. Bien qu'une amélioration ait eu lieu en juillet, les prévisions sont encore incertaines.

09 août 2012, 11:44
Le secteur financier continue d'avoir le vent en poupe.

L'économie suisse a repris de l'allant en juillet, après avoir ralenti durant le 2e trimestre, selon le centre de recherches conjoncturelles de l'EPF de Zurich (KOF). Les attentes des entreprises sondées sont en revanche plus réservées qu'il y a trois mois.

Les effectifs ne sont pas considérés comme excessifs, mais les entreprises hésitent davantage qu'en avril à engager du personnel supplémentaire, poursuit le KOF dans un communiqué publié jeudi. "L'économie suisse est en standby", analyse l'institut de recherches.

A fin juillet, la situation des affaires des 6500 entreprises de l'industrie, de la construction et des services qui ont répondu à l'enquête trimestrielle du KOF était à nouveau aussi bonne que durant l'hiver 2011-2012, ajoute le texte.

Secteur financier en poupe

Au deuxième trimestre, la situation des affaires s'est améliorée dans le secteur financier, en particulier pour les assureurs, relève l'enquête. Ces derniers considèrent désormais leurs effectifs comme insuffisants et envisagent d'embaucher. Les perspectives se sont aussi améliorées pour les banques.

Le secteur de la construction continue pour sa part de très bien se porter, améliorant encore sa situation. Les entreprises font état de carnets de commandes bien remplis et se montrent confiantes pour les six mois à venir. Elles sont toutefois légèrement moins optimistes qu'en avril.

Le commerce de détail a de son côté réussi à redresser la barre en juillet, après avoir subi des revers au cours du trimestre. Les sociétés jugent leur situation meilleure qu'il y a trois mois et les stocks surabondants ont pu être diminués.

Hôtellerie toujours en difficulté

La situation s'est en revanche légèrement détériorée dans l'industrie, les fabricants de biens faisant état de carnets de commandes insuffisant pour l'ensemble du premier semestre ainsi que pour le début de 3e trimestre. La faiblesse de la conjoncture mondiale se reflète notamment dans ce domaine, rappelle le KOF.

Très dépendante aussi de l'étranger, l'hôtellerie souffre toujours. Tant les hôtels que les restaurants indiquent que leur chiffre d'affaires est resté nettement en deça de celui de l'an passé et leurs prévisions pour les trois prochains mois sont encore plus pessimistes qu'en avril. Ils envisagent de nouvelles compressions de personnel.