Le clocher ne sera pas réparé avant l'été

12 avr. 2008, 12:00

Un malheur n'arrive jamais seul. Les habitants de Courtelary fêteront le centenaire de leur collège au mois de juillet avec un clocher qui penche toujours. Victime d'un méchant coup de vent nocturne au mois de décembre, l'ornement du bâtiment ne pourra pas être réparé avant l'été. Ainsi les espoirs de fêter une réparation en même temps que le centenaire du bâtiment n'ont-ils pas résisté aux exigences du calendrier...

La commune a expliqué hier dans un communiqué avoir planifié les travaux de rénovation en fonction de la sécurité. Pas question dès lors de voir des élèves hanter les lieux pendant le chantier, même si, actuellement, une partie de la cour du collège est bouclée. Et il faudra passer par une réparation, car le bâtiment, classé comme étant digne de protection, ne peut pas être amputé de son clocher.

Le futur chantier devra aussi tenir compte des critères fixés par le Service cantonal des monuments historiques, pour respecter au mieux son caractère originel. L'Assurance immobilière bernoise (AIB) a aussi imposé la pose d'un paratonnerre, et la commune entend profiter des réparations du clocher pour s'exécuter. Cela même si, a-t-elle expliqué hier, elle a théoriquement quatre ans pour le faire.

Financièrement, les mésaventures du collège ne sont pas anodines. La remise en état du clocher coûtera environ 250 000 francs. Il faudra renforcer les supports des tuiles du toit, qui menacent encore continuellement de tomber. Comme la commune est en phase de redressement financier après avoir plongé dans les affres d'un bilan à découvert pendant trois ans, il faudra obligatoirement que son assemblée municipale donne son aval au financement de ces travaux.

Le Conseil municipal a finalement décidé de réunir les citoyens le 11 juin prochain. Déjà, la commune a pu obtenir une promesse de subvention de la part du Service des monuments historiques. L'exécutif communal entend aussi lancer une campagne de dons en faveur de cette réparation.

Après la tempête, les expertises demandées par la commune avaient été plutôt rassurantes en ce qui concerne l'inclinaison de ce clocher. Les mesures de sécurité prises immédiatement ont aussi été judicieuses, rappelle le Conseil municipal. En dépit des désagréments qu'elles ont causés aux utilisateurs réguliers du bâtiment. A savoir, les enseignants, les enfants et les sociétés locales. / comm-phc