Edition en demi-teinte pour le Cormo'Rock

C'est un bilan mitigé que dresse Gérard Py, coordinateur général de la deuxième édition du Cormo'Rock. Le festival avait pris ses quartiers, ce week-end, à la salle polyvalente de Cormoret. Après une soirée de vendredi réussie, trop peu de monde a fait la fête samedi; certaines questions se posent.

11 oct. 2010, 12:12

Même si la soirée de vendredi consacrée à la chanson française a été un succès, - plus de 300 entrées -, la soirée de samedi, qui accueillait des groupes comme «Touched By» ou «Atomic Shelters», n'a pas convaincu, puisqu'elle n'a n'accueilli que 150 personnes. «On s'attendait à faire deux fois ce nombre d'entrées», regrettait Gérard Py au moment des rangements, hier matin.

Pourtant samedi, l'atelier de formation «coaching musical» , qui offrait aux jeunes l'occasion de se frotter aux pros, a fait une démonstration magistrale en ouvrant le bal. «Le but de Cormo'Rock est aussi d'offrir une scène professionnelle aux jeunes de la région et nous avons eu pas mal de demandes à ce niveau. Il faut aussi penser à eux et leur permettre de faire leurs preuves. Vu que la musique est une histoire de réseau, leur donner la possibilité de connaître du monde, ça ouvre des portes», explique Gérard Py.

Malgré le bilan négatif du côté de la fréquentation, la deuxième édition de Cormo'Rock est réussie. Grâce à une infrastructure et à des professionnels passionnés qui retransmettaient le concert en direct sur deux écrans géants dans la salle et sur plusieurs autres dans les bars, le petit festival n'avait rien à envier aux plus grands. «Les groupes qui ont déjà fait de grandes scènes ont trouvé que nous n'avions pas à pâlir, nous étions à la hauteur», déclare le coordinateur général.

A l'heure du rangement, les organisateurs cherchent des réponses même s'il est encore un peu tôt. «Nous avons vu que la soirée française correspondait réellement aux attentes du public régional, ce que nous avons proposé vendredi était juste. Le problème, c'étaitla soirée de samedi. Nous avons des difficultés, car nous n'avons pas les moyens d'avoir un feedback du public, sauf si les gens viennent nous aborder pour en parler. Il nous manque réellement un moyen de mesurer les attentes du public afin de viser juste», expose Gérard Py.

Lorsqu'on demande à l'organisateur principal comment se présente le futur, Gérard Py n'exclut rien. Après un repos bien mérité, lui et ses collègues vont se laisser le temps de réfléchir. Ensuite, si le comité a toujours la même motivation, une prochaine édition verra le jour. Il n'empêche, une question se pose après cette édition 2010: «Nous ne pouvions rien faire de plus concernant la communication, puisque tous les médias régionaux étaient présents. La presse a fait son boulot, nous aussi. Est-ce que c'est au public de faire le sien maintenant?» /LPA