L'EREN envisage de faire payer plus ses partenaires et de supprimer des postes

02 août 2015, 19:52
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39

L'Eglise réformée du canton de Neuchâtel (EREN) envisage de faire passer les hôpitaux, prisons, écoles, homes et institutions spécialisées à la caisse. Privée de l'obole de Philip Morris, elle pense augmenter le prix de ses services auprès de ces institutions pour que 80% des coûts réels soient couverts.

«La question que l'on se pose est de savoir si l'on ne devrait pas être plus exigeant dans le financement», a indiqué samedi à l'ATS Gabriel Bader, président du Conseil synodal. Si les partenaires ne peuvent pas payer ce taux de 80%, «nous diminuerons nos services», poursuit-il.

Suppression de postes
Autre piste évoquée: la suppression de certaines activités «qui nous coûtent très chères et dont nous estimons qu'elles sont d'un intérêt moindre», indique Gabriel Bader sans préciser lesquelles. L'EREN envisage donc de biffer «cinq à six postes dans les cinq prochaines années», sans toutefois procéder à des licenciements.

Telle sont les propositions lancées lors d'une rencontre qui a réuni samedi 130 membres de l'EREN, paroissiens et responsables, afin de discuter de son avenir après l'arrêt en octobre de la contribution ecclésiastique de Philipp Morris. Ces pistes seront discutées et éventuellement avalisées par le prochain synode en juin.

L'EREN est confrontée à une perte de 850'000 francs. Gabriel Bader pointe du doigt l'Etat neuchâtelois, qui «n'a pas bougé» et qui n'a pas versé un franc pour venir en aide aux Eglises neuchâteloises.

«À long terme il faudra envisager une Eglise plus petite que celle que nous avons aujourd'hui et des diminutions de postes plus importantes», conclut le président du Conseil synodal. /ats