Une aide-soignante française accusée d'empoisonnement sur des retraités

La justice française a mis en examen ce jeudi une employée de maison de retraite pour empoisonnement suite au décès de six personnes.
07 août 2015, 12:08
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Stethoscope in a doctor's pocket during a meeting at the clinic in Flawil in the canton of St. Gallen, Switzerland, pictured on June 25, 2009. The Clinic Flawil is the acute care hospital of the Cantonal Hospital St. Gallen enterprise. (KEYSTONE/Gaetan Bally)  

Stethoskop in der Tasche eines Arztes waehrend einer Sitzung im Krankenhaus in Flawil im Kanton St. Gallen, aufgenommen am 25. Juni 2009. Das Spital Flawil ist das Akutspital des Unternehmens Kantonsspital St. Gallen. (KEYSTONE/Gaetan Bally)

Une aide-soignante de 30 ans a été inculpée jeudi par la justice française pour le meurtre par empoisonnement de six personnes âgées et pour tentative de meurtre sur trois autres. Les faits s'étaient déroulés dans une maison de retraite des Alpes françaises.

Cette femme, employée de l'établissement depuis l'été 2012, a administré un "cocktail de psychotropes" à neuf pensionnaires qui étaient "en bonne santé", a indiqué la vice-procureure de Chambéry, Dietlind Baudoin, semblant indiquer qu'il ne s'agissait pas d'une affaire d'euthanasie.

L'euthanasie est illégale en France mais plusieurs affaires, impliquant notamment des infirmières ayant euthanasié des patients, ont défrayé la chronique ces dernières années. Aucun autre cas d'empoisonnement n'est néanmoins suspecté par les enquêteurs à ce stade, selon le parquet.

Victimes en bonne santé

Les décès sont survenus depuis début octobre à l'Établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes du Césalet, à Jacob-Bellecombette, qui dépend du centre hospitalier de Chambéry (centre-est).

Les victimes étaient octogénaires et "en bonne santé, avec les fragilités liées à leur âge", "elles n'étaient pas en fin de vie", a souligné la vice-procureure, ajoutant que la suspecte avait reconnu avoir administré des substances pour "soulager leurs souffrances", sans parler d'euthanasie.

Placée en garde à vue mardi, l'aide-soignante, qui s'est beaucoup occupée de sa mère décédée récemment, était initialement soupçonnée d'avoir empoisonné une pensionnaire de 84 ans qui a sombré brutalement dans le coma le 27 novembre avant de mourir deux jours plus tard.

Des analyses toxicologiques avaient révélé un taux anormal de psychotropes. La direction de l'hôpital de Chambéry avait alerté la justice.