Votre publicité ici avec IMPACT_medias

WEF: l'économie doit se mobiliser face au terrorisme (Hollande/Kerry)

François Hollande a appelé les milieux économiques, vendredi au Forum économique mondial de Davos, à se mobiliser contre le terrorisme.

23 janv. 2015, 20:54
Le président français, François Hollande, a insisté sur le fait que l'économie mondiale devait aussi lutter contre le terrorisme.

Quinze jours après les attentats de Paris, le président français a en particulier insisté sur la lutte contre le terrorisme. Face à cette menace, la réponse doit être "globale, internationale et partagée entre les Etats, les gouvernements, mais aussi les entreprises", a affirmé François Hollande.

"Une bête" prête à frapper

S’adressant directement aux dirigeants de grandes firmes, largement représentées à Davos, il a décrit la menace comme "une bête qui si nous la laissons agir vous frappera aussi le moment venu".

Aux entreprises actives dans les technologies, il a demandé de contribuer à améliorer la cybersécurité. Les groupes terroristes utilisent internet pour s’agrandir. Le chef de l’Etat enjoint aussi le "système financier" à "couper les sources de financement" du terrorisme.

Des propos auxquels ont fait écho ceux du secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui a appelé l’économie à rejoindre la "lutte du monde civilisé pour défendre ses valeurs". Face à un défi "qui nous concerne tous", il a enjoint les décideurs à mobiliser des ressources.

Des fonds que "nous devons tous alimenter", a insisté le ministre américain, comme "nous avons été capables de le faire il y a 70 ans pour arrêter le fascisme."

Sur le front de la croissance

"Tout comme la Banque centrale a été capable de trouver de l’argent pour offrir un terrain favorable au rétablissement de la stabilité", a ajouté John Kerry. Sa manière à lui de saluer l’annonce de rachat massif de dettes par l’institut d'émission européen la veille.

Une décision que le président français a également saluée en ouverture de son allocution. Il a estimé que la BCE "jouait son rôle" quand elle "luttait contre le chômage" et faisait "en sorte que la croissance soit prioritaire".

François Hollande a cependant prévenu que cela ne dispensait pas de faire des réformes. Des propos qui rejoignent ceux tenus la veille par la chancelière allemande Angela Merkel. Le ministre britannique des finances George Osborne a même parlé "d’une fenêtre" pour que les gouvernements lancent au plus vite des trains de réformes.

Mais elles ne pourront être menées que dans un cadre géopolitique stabilisé. "Vous, forces vives du monde, grands acteurs devez faire preuve d’engagement", a insisté François Hollande. Car "il n’y aura pas de prospérité sans sécurité".

Votre publicité ici avec IMPACT_medias