Votations fédérales: l’UDC n’a pas convaincu avec son initiative de limitation

Les Suisses ont nettement désavoué l’initiative de limitation ce dimanche, refusée par 61% des votants. La gauche se félicite de ce rejet, le président de l’UDC estime quant à lui que «ces problèmes reviendront sur la table».
27 sept. 2020, 17:11
Malgré la défaite, Marco Chiesa, président de l'UDC et conseiller national tessinois, a déclaré que les problèmes soulevés par l'initiative de limitation reviendront sur la table.

Les Suisses tiennent à leurs relations avec l’Union européenne et ils l’ont prouvé ce dimanche dans les urnes en balayant l’initiative «Pour une immigration modérée». 

Lancée par l’UDC et l’Action pour une Suisse indépendante et neutre, l’initiative dite de limitation demandait que la Suisse règle de manière autonome son immigration. Elle voulait notamment en finir avec la libre circulation avec l’UE qui met, selon les initiants, sous pression le marché du travail, les services sociaux ou encore les infrastructures.

 

Résultats pour l’initiative «Pour une imigration modérée»

Importance de l’UE

La gauche s’est réjouie du rejet de l’initiative. Coordinatrice de la campagne d’Opération Libero contre l’initiative en Suisse romande, Marie Juillard s’est dite extrêmement contente de ce résultat.

«Ça veut dire que les Suisses ont compris l’importance de relations fortes avec l’UE et qu’ils soutiennent cette voie bilatérale pour la septième fois dans les urnes», a-t-elle déclaré au micro de Keystone-ATS.

 

 

Sur Twitter, plusieurs élus européens ont salué le résultat de la votation, à l’instar du député Christophe Grudler qui a invité la Suisse à renforcer rapidement ses accords institutionnels avec l’Union européenne afin de faciliter les échanges commerciaux.

L’UDC, «seule contre tous»

«C’est la clause guillotine qui a gagné», a estimé dimanche la conseillère nationale Céline Amaudruz (UDC/GE) pour les initiants de l’initiative de limitation. Mais «ce résultat n’est pas un signal en vue de l’accord-cadre», a-t-elle ajouté. «Nous étions seuls contre tous», a poursuivi la Genevoise.

Marco Chiesa, président fraîchement élu de l’UDC, regrette que les Suisses n’aient pas suivi l’initiative: «je me suis battu avec mon parti pour une Suisse qui n’atteindrait pas 10 millions de personnes.»

 

 

«Avec la crise du coronavirus, la Suisse pourrait encore plus devenir un aimant pour les travailleurs d’autres pays», a déclaré le Tessinois à Keystone-ATS, assurant que les problèmes de surpopulation et de préférence indigène sur le marché du travail «reviendront sur la table».

par Virginie Maret