Une tuerie évitée de justesse dans un gymnase

09 avr. 2008, 12:00

Un gymnasien de 20 ans a été désarmé in extremis par la police hier matin au gymnase de Beaulieu à Lausanne. Il était porteur d'un pistolet et de deux magasins chargés. Un sac à dos contenant de la munition a également été retrouvé, a indiqué la police municipale.

La police de Lausanne a été alertée en milieu de matinée par le doyen du gymnase, lui-même alerté par un proche de l'élève. Les premiers inspecteurs arrivés dans l'établissement ont remarqué la présence du gymnasien à proximité du secrétariat.

Six inspecteurs de la police judiciaire de Lausanne ont alors réussi à se rapprocher discrètement du jeune homme, puis à le maîtriser et enfin à le désarmer in extremis. Il était équipé d'un pistolet chargé.

L'élève n'était pas menaçant, il discutait avec quelqu'un au moment des faits. Mais son arrestation «ne s'est pas faite complètement en douceur», a précisé la porte-parole de la police municipale Anne Plessz.

Les inspecteurs ont ensuite découvert deux magasins chargés de balles dans les poches du gymnasien et un sac à dos avec de la munition dans la salle de classe. Ces éléments démontrent que la rapidité et l'efficacité de l'intervention de la police a probablement permis d'éviter un drame, écrit la police dans son communiqué.

Celle-ci précise que les intentions de ce gymnasien ne sont pas connues. Il avait dans un premier temps menacé de mettre fin à ses jours avec une arme à feu, dans un garage souterrain situé dans les hauts de la ville. Un dispositif policier a également été mis sur pied dans le secteur du garage en question, en parallèle à l'intervention dans le gymnase.

Les services d'AVP Police (association vaudoise des psychologues) ont assuré la prise en charge psychologique de six personnes témoins de l'événement et vont assurer un suivi pour tous ceux qui en auraient besoin. La direction de l'établissement scolaire a rapidement informé les élèves afin de les rassurer.

Le gymnase n'a été ni fermé ni évacué. Aucun signe avant-coureur n'avait été signalé, a précisé Anne Plessz. Le juge d'instruction a ouvert une enquête pénale afin d'établir le déroulement des faits. Le jeune homme a été incarcéré. Le pistolet en sa possession n'était pas une arme militaire, selon la porte-parole. / ats