Une griffure de buse transmet la peste du lièvre à une joggeuse argovienne

Suite à l’attaque d’une buse variable en mars 2017, une Argovienne a contracté la tularémie, appelée aussi peste du lièvre. Il lui a fallu un an pour s’en remettre totalement.

18 avr. 2018, 10:57
Une buse variable a attaqué en plein jour une femme qui faisait son jogging.

Le 7 mars 2017, une femme de 41 ans qui pratiquait son jogging dans la région de Heitersberg, dans le canton d’Argovie, a été prise pour cible par une buse variable, rapporte ce mercredi l'Aargauer Zeitung. "C’est comme si un sac de sable m’était tombé sur la tête", témoigne la victime. Le rapace a failli la faire tomber, mais elle évite la chute. L’oiseau lui égratigne la nuque mais il n'y a pas de sang. Rien de grave finalement, songe la joggeuse, qui regagne son domicile. 

Mais six jours après l’agression du rapace, l’Argovienne souffre de douleurs et de fièvre, les ganglions lymphatiques du côté gauche de son cou enflent. Une visite chez le médecin s’impose. Le docteur soupçonne une méningite. Trois jours plus tard, elle est admise à l'hôpital régional de Limmattal à Schlieren. On pense à une infection virale des voies respiratoires supérieures. Les médecins lui prescrivent des analgésiques et des anti-inflammatoires. A sa demande, elle quitte l’établissement hospitalier cinq jours plus tard. Mais les douleurs ne s'effacent pas.

Enfin le bon diagnostic

Le 5 avril, affaiblie et avec 40°C de fièvre, elle retourne à l’hôpital. De nouveaux examens sont effectués et le diagnostic tombe enfin: la cause du mal n’est pas un virus mais une bactérie responsable de la tularémie, appelée fièvre du lapin. Il faudra à l’Alémanique plusieurs semaines d’un traitement sous antibiotiques pour que son état s’améliore. Mais une tumeur purulente se forme dans la zone des ganglions.

 

photo www.gstsvs.ch

Une intervention chirurgicale la fait disparaître. La guérison est en bonne voie.

Mais la joggeuse n’ose plus pratiquer son sport en plein air. Elle s’entraîne dans son sous-sol. Ce n’est que ce printemps qu’elle a recommencé à courir à l’extérieur. En prenant soin d’éviter la région de Heitersberg.

Cette histoire peu banale a secoué toute la famille, à en juger le dessin réalisé par son fils de 7 ans.

 

photo www.gstsvs.ch