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Une 2e langue pourrait être enseignée dès l'école primaire

La Confédération propose qu'une 2e langue nationale soit enseignée dès l'école primaire. Le but? Eviter que le français ne soit reléguer au degré secondaire, comme le souhaitent certains cantons alémaniques.

20 févr. 2015, 10:34
De plus en plus d'élèves ont besoin de cours d'appui en Suisse. Les écoliers suivant un enseignement particulier en 8e et 9e années ont augmenté de quelque 10% en l'espace de trois ans.

L'enseignement de la deuxième langue nationale devrait commencer à l'école primaire. La Confédération propose cette alternative pour combattre les velléités de certains cantons alémaniques de reléguer le français au degré secondaire. Les solutions proposées par une commission du National ne la convainquent pas.

Ne souhaitant pas attendre que les cantons règlent eux-mêmes la question, la commission de l'éducation du National a adopté deux initiatives parlementaires en décembre visant à impliquer davantage la Confédération. La première prévoit que l'apprentissage d'une deuxième langue nationale commence au plus tard deux ans avant la fin de la scolarité primaire.

La seconde insiste sur le fait que le premier idiome étranger à être enseigné doit être une langue nationale. Avant de trancher, la commission du Conseil des Etats a demandé son avis à l'Office fédéral de la culture. Ce dernier n'est pas satisfait des solutions retenues pour l'instant, selon le rapport publié vendredi.

Prérogatives cantonales

En fixant expressément des années scolaires, la première initiative proposition empiète inutilement sur la prérogative des cantons de définir les programmes. La seconde est problématique pour deux raisons.

La Confédération ne peut d'une part pas édicter de réglementation spécifique vu que les cantons ne sont pas tenus de s’entendre en ce qui concerne la langue étrangère initiale. D'autre part, cette solution est contraire à la conception fondamentale du concordat intercantonal HarmoS et occasionnerait de grandes difficultés à la majorité des cantons alémaniques.

Alternative

Une alternative est donc proposée, qui se contente de préciser que l'enseignement de la deuxième langue nationale commence au degré primaire. Cette solution s’inspire très largement de celle retenue par HarmoS et garantit la liberté d’action des cantons. Une coordination régionale reste possible, de même que les solutions particulières pour les cantons du Tessin et des Grisons.

La commission du Conseil des Etats se prononcera au cours des prochains trimestres. Le Conseil fédéral et la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP) veulent attendre le bilan qui sera dressé avant de prendre des mesures.

La CDIP a réitéré à fin octobre son attachement à l'apprentissage de deux langues étrangères, dont une nationale, en primaire. Elle n'a néanmoins pas déterminé l'ordre dans lequel les langues doivent être introduites.

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