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Un typhon nommé Villa

Avec son hat-trick, David Villa a atomisé la Russie (4-1) hier à Innsbruck. L'Espgane sera un prétendant très sérieux. Les Espagnols misaient sur le typhon «El Niño» (Torres) pour réussir leur coup. Ils ont été propulsés par David Villa, auteur d'un hat-trick portant la griffe d'un buteur en état de grâce depuis plusieurs semaines.

11 juin 2008, 12:00

Voilà donc l'Espagne sortant le match quasi-parfait (4-1) face à des Russes qui ont bien vite lâché prise. A moins que ce ne soit leur rival qui évoluait dans une autre dimension, porté par une marée sang et or qui a apprécié la soirée de gala, sous une pluie battante, en partie couverte par les tambours et encouragements espagnols. Chaude ambiance, à la hauteur du festival proposé par Torres et Villa, épaulés à mi-terrain par Xavi Hernandez et Senna.

La Russie pouvait crier famine au niveau offensif, devant se passer de son duo de choc, Arshavin (suspendu) et Pogrebniak (forfait pour tout l'Euro), les artisans du triomphe du Zenit Saint-Pétersbourg en coupe UEFA. Contraignant leur mentor Guus Hiddink à aligner un 4-1-4-1, avec le seul Roman Pavlyuchenko en pointe. Luis Aragones ne connaissait pas ce genre de problème. Symbole de cette richesse qui caractérise l'Espagne, le onze de départ se passait, notamment, de Cesc Fabregas, le cerveau d'Arsenal et de David Guiza, meilleur buteur de la Liga. Au contraire de son homologue russe, Luis Aragones abandonnait son 4-1-4-1 pour miser sur David Villa, aux côtés de l'indiscutable Fernando Torres.

A Innsbruck, Villa (17 buts en 32 sélections) a profité du moindre espace à disposition. A la 21e minute, magnifiquement servi par Torres, il marquait du droit. Juste avant la mi-temps, il doublait la mise, cette fois-ci lancé par Iniesta, qui fixait la défense pour ajuster sa passe millimétrée. Enfin, le meilleur buteur actuel de l'Euro parachevait son ?uvre sur le tard, d'une frappe sèche et sans appel.

Comme à l'Euro 2004, l'Espagne a terrassé la Russie lors du premier match, poursuivant toujours une incroyable série de 17 sorties sans défaite. Prometteur pour une nation qui a les moyens de viser haut dans cet Euro. Habituée aux grands espoirs suivis de brutaux retours sur terre, cette «seleccion» semble armée pour vaincre le signe indien, mais refuse de s'enflammer. «Ce résultat nous fait du bien, notamment au plan psychologique», souffle Luis Aragones. «Mais nous devons confirmer cette performance, le chemin est encore long.» En tout cas plus aisé que celui de la Russie, qui attend depuis 1988 (URSS) de passer le cap d'un premier tour d'un Mondial ou d'un Euro... / OLB

ESPAGNE - RUSSIE 4-1 (2-0) Tivoli-Neu, Innsbruck: 30.000 spectateurs (guichets fermés). Arbitre: M. Plautz (Aut). Buts: 20e Villa 1-0. 44e Villa 2-0. 75e Villa 3-0. 86e Pavlyuchenko 3-1. 91e Fabregas 4-1. Espagne: Casillas; Sergio Ramos, Marchena, Puyol, Capdevilla; Iniesta (63e Cazorla), Senna, Xavi, Silva (77e Xabi Alonso); Villa, Torres (54e Fabregas). Russie: Akinfeev; Anyukov, Shirokov, Kolodin, Zhirkov; Semak; Sychev (46e Bystrov, 70e Adamov), Zyryanov, Semshov (57e Torbinski), Bilyaletdinov; Pavlyuchenko. Notes: la Russie sans Archavin (suspendu). 23e, tir de Zyryanov sur le poteau.
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