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Un œil sur la montagne qui s’effondre

A Moosfluh, sur la rive gauche du glacier valaisan, toute une pente est en mouvement. Un laboratoire à ciel ouvert permet de surveiller le glissement de terrain.

12 oct. 2017, 00:47
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Difficile d’imaginer qu’ici, à Aletsch, sous nos pieds, il y a potentiellement 150 millions de mètres cubes de terrain, voire davantage, qui pourraient s’écrouler. A titre de comparaison, à Bondo, ce sont 3 millions de mètres cubes qui se sont décrochés de la montagne. A Randa (VS) en 1991 et à Falli-Hölli (FR) en 1994, c’étaient 30 millions.

La crête de Moosfluh, qui surplombe le glacier d’Aletsch, est sous étroite surveillance depuis quelques années. «Grâce à des images satellitaires, nous avons pu observer l’apparition de fractures dans le terrain. J’ai posé le premier GPS sur l’une d’elles en janvier 2015», indique Hugo Raetzo, géologue à l’Office fédéral de l’environnement (Ofev). Il nous montrait, hier, les barrières qui délimitent la zone interdite aux promeneurs. «Les mouvements du terrain se sont intensifiés dès le début du mois de septembre 2016 et les chemins ont dû être fermés quelques semaines plus tard. A...

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