Un nouveau sommet et une ode à la liberté pour le Valais par Didier Burkhalter

Le président Didier Burkhalter n'a pas chômé lundi en Valais! Hommage tout d'abord à Henry Dunant, à Zermatt, avec la "Pointe de l'Est" qui s'appelle désormais "Pointe Dunant". Puis célébration des 200 ans de l'entrée du canton au sein de la Confédération. Le président a ensuite vendangé la vigne à Farinet, à Saillon.

06 oct. 2014, 17:02
Le President de la Confederation Didier Burkhalter parle devant le massif du Mont-Rose et de la Pointe Dunant lors de la ceremonie marquant officiellement le changement de nom du Sommet de la Pointe de l'Est en Pointe Dunant ce lundi 6 octobre 2014 au Gornergrat a Zermatt. Les autorites valaisannes, sur proposition du president de la Confederation, ont decide de renommer le deuxieme plus haut sommet de suisse (4632 metres contre 4634 metres a la Point Dufour distante de quelques centaines de metres) en l'honneur du fondateur du Comite international de la Croix-Rouge (CICR). (KEYSTONE/Laurent Gillieron)

Désormais, la "Pointe de l'Est", un sommet de Zermatt (VS), s'appelle "Pointe Dunant", en hommage à Henry Dunant, qui a fondé la Croix-Rouge il y a 150 ans. Le président Didier Burkhalter a également célébré lundi lors de sa visite en Valais les 200 ans de l'entrée du canton au sein de la Confédération.

Entouré des autorités cantonales et d'un représentant du CICR, Didier Burkhalter a remis aux autorités de Zermatt une plaque commémorative qui retrace le parcours du Genevois (1828-1910).

Très en verve, le Neuchâtelois a fait dans son discours l'éloge de la vigne "qui caresse les coteaux , qui marque son empreinte sur un paysage, un pays et dans le caractère de ses habitants." Dans sa lancée, il a aussi salué "l'esprit de liberté" propre aux Valaisans, alors qu'il était invité aux vendanges de la vigne à Farinet.

Ce contrebandier et faux-monnayeur originaire de Savoie a incarné dans la seconde moitié du XIXe siècle la résistance à l'autorité. Il était perçu comme un défenseur de la liberté, a rappelé le conseiller fédéral, "parce que sa volonté d'être libre et indépendant transcendait toutes les frontières."