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Un militaire libérien, soupçonné de crimes de guerre, arrêté en Suisse

Un ancien commandant des rebelles libériens, accusé de crimes de guerre commis au milieu des années 90, a été arrêté en Suisse, probablement à Berne.

16 janv. 2015, 14:13
L'homme arrêté en Suisse était officier dans un groupe rebelle armé dans les années 90 (illustration).

Un ancien commandant rebelle libérien a été arrêté en Suisse. Il est soupçonné "d’avoir commis lui-même ou donné l’ordre à ses troupes de commettre notamment des meurtres de civils, un viol ainsi que des actes visant à réduire la population en esclavage et à la terroriser", selon le Ministère public de la Confédération (MPC).

Ces faits auraient eu lieu durant les années 1993 à 1995, ce qui correspond à la première guerre civile au Liberia, a indiqué à l'ats le MPC, confirmant une information de l'agence AP. Le suspect est un ancien commandant du Mouvement uni de libération pour la démocratie (ULIMO), un groupe armé impliqué dans ce conflit.

Le MPC mène "depuis la fin août 2014 une instruction pénale pour soupçon de crimes de guerre contre un ressortissant libérien résidant depuis plusieurs années en Suisse et actuellement en détention provisoire", ajoute-t-il.

Plainte d'une organisation genevoise

L’affaire est parvenue à la connaissance du MPC par le biais d’une plainte pénale déposée par des victimes représentées, entre autres, par l’association genevoise Civitas Maxima, précisent les services du procureur général de la Confédération Michael Lauber, sans donner d'autres détails.

Selon AP, le suspect serait Alieu Kosiah. Il aurait été arrêté en novembre à Berne, où il habitait, précise l'agence américaine, qui cite le frère du suspect et le responsable d'une organisation de Libériens de Suisse.

"Qui sera le prochain ?"

Cet ex-responsable de l'ULIMO est le second chef de guerre libérien arrêté ces derniers mois sur des soupçons de crimes de guerre et crimes contre l'humanité. En septembre, la justice belge avait arrêté et inculpé Martina Johnson, une ancienne commandante du Front national patriotique du Liberia (NPFL) de Charles Taylor qui avait pris le pouvoir durant cette guerre civile.

Civitas Maxima s'est félicitée de ces arrestations. "Qui sera le suivant ??! Les arrestations d'anciens chefs de guerre rendent les autres nerveux", écrit l'organisation qui représente les victimes de crimes de guerre.

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