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Un livre d?histoire divise

Plus de 100 000 personnes ont manifesté samedi à Okinawa. Motif: la décision du gouvernement japonais de laisser les éditeurs de manuels d'histoire scolaires supprimer les références aux suicides collectifs de la population imposés par l'armée impériale en 1945.

01 oct. 2007, 12:00

L'archipel d'Okinawa a récemment commémoré le 62e anniversaire de la fin de la bataille qui y a fait plus de 200 000 morts à la fin de la Seconde Guerre mondiale, au moment où une vive polémique a éclaté au Japon concernant le rôle de l'armée impériale dans le massacre.

Cette bataille de 83 jours, la plus meurtrière de la guerre du Pacifique, avait fait 13 000 morts côté américain et quelque 190 000 côté japonais, dont la moitié étaient des habitants civils d'Okinawa. Selon de nombreux récits de survivants du carnage, les soldats japonais ont forcé un grand nombre de civils à se suicider plutôt que de tomber aux mains de l'ennemi américain.

La polémique est née d'une décision du Ministère de l'éducation, qui a ordonné en mars de retirer des manuels scolaires d'histoire toute référence au rôle des militaires dans ces suicides collectifs forcés. Cette révision correspond à l'opinion de l'école des historiens nationalistes qui soutiennent que les habitants d'Okinawa se sont suicidés de leur propre gré, par patriotisme. /ats-afp

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