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Trempé, mais heureux!

De retour de Lorient, Christophe Stamm rayonne. Le Neuchâtelois a eu la chance de naviguer sur le multicoque «Orange Project» de Stève Ravussin. Une expérience inoubliable Le vent du large, l'aventure, les vagues qui vous fouettent le visage. Et l'océan tout autour de vous. Combien de passionnés de voile n'ont pas déjà rêvé de se tenir à la barre d'un bateau engagé dans une des courses mythiques? Beaucoup. Plus rares sont ceux qui ont eu l'opportunité de véritablement naviguer sur ces impressionnantes machines.

28 oct. 2006, 12:00

Depuis peu le navigateur neuchâtelois Christophe Stamm, 37 ans, fait partie de ceux-ci. «Stève Ravussin et moi avons un ami en commun, le pilote de montgolfière Jacques-Antoine Besnard. C'est grâce à lui que j'ai pu partager cette expérience.» Toutefois, il a fallu faire preuve de patience pour réaliser ce rêve. «La première opportunité devait se concrétiser à Marseille, mais quelques jours avant le rendez-vous, tout tombe à l'eau. Stève avait cassé une pièce de son mât. Ensuite, on devait se retrouver après la Transat Jacques Vabre. Cette fois, il n'avait malheureusement pas ramené le bateau. Mais la troisième chance a été la bonne!»

«Passer 12 ou 15 jours sur un bateau, être mouillé pendant tout ce temps et dormir sur deux planches de bois, ce n'est pas encore mon truc!»

Un coup de téléphone et tout s'enchaîne. En voiture, Christophe et Jacques-Antoine avalent les 1100 km qui les séparent de Lorient, où ils retrouvent Stève Ravussin. En pleine préparation finale pour la Route du Rhum, le skipper d'Epalinges les embarque pour une sortie au large destinée à tester un petit foc - voile triangulaire à l'avant du navire - en situation de course.

A cette occasion, le «Team Orange» a également décidé de tourner un film pour alimenter le site Internet (www.orange-sailing-team.com). Et les éléments y ont mis du leur: «Le vent soufflait à 65 km/h et des creux de plus de quatre mètres se formaient. Avant d'embarquer, on se demandait si on allait souffrir de mal de mer ou si la peur nous ferait paniquer. Tout est bien allé et une fois les voiles bordées, le bateau accéléra de manière phénoménale. Ceci pour atteindre une vitesse de 33 ou 34 noeuds.»

Passionné, il enchaîne, toujours avec une étincelle au fond des yeux: «C'était incroyable! On prenait des centaines de litres d'eau sur la figure. Dans ces conditions, ce multicoque dégage une grosse impression de solidité et de puissance. Il aurait été impensable d'affronter cette météo avec notre M2!» L'océan n'est pas le lac, et les bateaux engagés n'ont pas grand-chose à voir entre eux. «Le multicoque de Ravussin pèse environ 5 tonnes alors que le nôtre se contente de 400 kg. Quand on est à la barre, la différence se fait bien sentir!»

Les prouesses du bateau «Orange Project», véritable Formule 1 des mers, ne sont pas les seules à avoir marqué le navigateur neuchâtelois: «Durant toute la durée de cette sortie, Stève m'a vraiment beaucoup impressionné. Il était déjà à 100% dans sa course et gérait tout sur le bateau. On était des bras en plus, c'est sûr, mais il contrôlait tout. On aurait pu croire qu'il avait huit bras! Une véritable pieuvre!»

Place aux travaux hivernaux

Quand on lui demande si une autre expérience de ce type le tenterait, Christophe Stamm répond sans hésitation: «Je repartirais tout de suite! D'une part, j'ai la chance d'avoir une femme très compréhensive. D'autre part, comme nous dirigeons notre entreprise de carrosserie en duo avec mon frère, j'ai aussi la possibilité de m'absenter lorsque de telles opportunités se présentent.» Il avoue pourtant ne pas être prêt pour plus que quelques sorties en mer: «Passer 12 ou 15 jours sur un bateau, être mouillé pendant tout ce temps et dormir sur deux planches de bois, ce n'est pas encore mon truc!» Qui pourrait lui en vouloir?

De retour en Suisse et à sa réalité lacustre, Christophe Stamm et ses équipiers du «Team New Wave» vont dès maintenant s'atteler aux divers travaux d'entretien hivernaux. Ceci jusqu'en avril prochain, où la préparation de la saison suivante commencera véritablement sur le Léman. / JPW

Pour des informations: www.teamnewwave.ch

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