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Toujours plus de jeunes travaillent

Selon une enquête de l?Office fédéral de la statistique, la reprise de l?emploi se révèle très forte pour la catégorie des jeunes de 15 à 24 ans. Le travail du soir et de la nuit est en constant développement La Suisse comptait à fin juin 2006 un record de 4,051 millions de personnes actives occupées, soit 1,9% de plus qu?un an auparavant. Le taux de sans-emploi a pour sa part reculé, passant de 4,4% à 4%. Le travail du soir, de nuit et sur appel a gagné du terrain.

31 oct. 2006, 12:00

Le nombre d?actifs occupés s?est accru de 77.000 personnes sur un an, a précisé hier l?Office fédéral de la statistique (OFS). L?augmentation a été deux fois plus importante que celle de la population dite «en âge de travailler», celle âgée entre 15 et 64 ans (+38.000), selon l?Enquête suisse sur la population active 2006.

Moins de sans-emploi

En conséquence, dans cette catégorie, le taux d?actifs s?est établi à 77,9%, contre 77,2% un an auparavant. Dans le même temps, le nombre des sans-emploi s?est réduit de 16.000, passant de 4,4 à 4%. La reprise de l?emploi s?est révélée «très marquée» chez les jeunes de 15 à 24 ans. Le nombre d?actifs dans cette tranche d?âge a bondi de 6,8%, soit de 36.000 personnes. L?enquête a ainsi recensé 12.000 apprentis de plus, leur effectif total atteignant 211.000 à fin juin.

Moins de jeunes chômeurs

L?évolution favorable pour les jeunes a été observée tant dans les activités à temps complet (+19.000) que dans celles avec un taux d?occupation inférieur à un mi-temps.

Conséquence de cette embellie, le taux de sans-emploi des 15-24 ans s?est tassé, passant en un an de 8,8 à 7,7%. Cette valeur dépasse toutefois nettement la moyenne nationale.

Chez les 55-64 ans, un peu plus des deux tiers des personnes (67,7%) étaient occupées à l?issue du 2e trimestre, un chiffre inchangé sur un an. Toutefois, en tenant compte du genre, l?OFS a observé des tendances inverses. Alors que le taux d?activité a baissé chez les hommes (77,8 à 77,1%), il s?est à nouveau accru pour les femmes (57,7 à 58,6%). L?effet du double relèvement de l?âge légal de la retraite des travailleuses (porté à 63 ans en 2001, puis à 64 ans quatre ans plus tard) est particulièrement visible aux âges concernés par ces révisions. En 2006, environ la moitié des femmes de 62 ans étaient actives (48%). En 2000, cette proportion n?atteignait qu?un peu plus du cinquième (21%). Pour les femmes âgées de 63 ans, la part des actives se fixait à 36% cette année, contre 21% en 2004.

Autre hausse, celle des personnes travaillant habituellement le soir de 19h à minuit. En l?espace d?un an, leur nombre a augmenté de 15.000, à 659.000. Depuis 2003, l?accroissement s?est inscrit à 12,6%. Ce groupe compte désormais un travailleur sur six (17,2%), hors apprentis.

Hôtellerie surtout

Parmi les secteurs de l?économie ayant le plus recours au travail de nuit, l?hôtellerie-restauration (pour 49% des employés) ainsi que la santé et les activités sociales (24%) comptent une forte représentation de femmes. Ces dernières constituent respectivement 59% et 77% des effectifs. Cette répartition sectorielle explique la part élevée (18,3%) de femmes travaillant le soir (16,2% pour les hommes). Le travail de nuit, qui concerne une plus grande partie d?hommes (6,1%) que de femmes (4,6%), s?est lui aussi répandu.

A fin juin, 209.000 personnes, soit 5,4% des actifs occupés, travaillaient ainsi normalement entre minuit et six heures du matin (+19.000). L?hôtellerie-restauration (14% des travailleurs de la branche), les transports et communications (12%), ainsi que la santé et activités sociales, sont les secteurs les plus touchés.

Et sur appel

Egalement en légère augmentation, le travail sur appel concernait 208.000 personnes, 21.000 de plus qu?en 2003. Les femmes constituent le gros de l?effectif avec une part de 60%. Et la proportion se hisse à 67% pour les employés travaillant sur appel sans un minimum d?heures garanti par l?employeur. / ats

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