Tentative d'assassinat à Genève: "Mon client est innocent", a plaidé Me Assaël

Les avocats du Kosovar accusé d'avoir recruté un tueur à gages dans le but d'éliminer sa femme plaident lundi son acquittement. Le procureur a requis lundi 15 ans de prison. Le jugement est attendu vendredi.

07 oct. 2014, 14:20
Pour Me Assaël, il n'est pas plausible que son client, "qui s'est intégré en Suisse à la force du poignet, risque de tout perdre avec un cousin connu pour être imprévisible".

Au septième jour du procès de quatre homme jugés dans une affaire de tentative d'assassinat d'une riche épouse à Chêne-Bougeries (GE), les avocats du Kosovar, accusé d'avoir recruté le tueur à gages, ont plaidé l'acquittement. "Mon client est innocent", a déclaré mardi Robert Assaël.

Lundi, devant le Tribunal criminel de Genève, le procureur a requis 15 ans de prison à l'encontre de cet homme de 33 ans accusé d'avoir servi d'intermédiaire entre un compatriote entrepreneur et son cousin, engagé pour exécuter le crime. Pour Me Assaël, il n'est pas plausible que ce "bosseur", qui s'est intégré en Suisse à la force du poignet, risque de tout perdre avec un cousin connu pour être imprévisible.

Et de chercher à démontrer que l'entrepreneur mandaté par le mari qui voulait se débarrasser de son épouse connaissait bien l'homme de main à qui il parlait directement. "La chaîne de responsabilités établie par la police n'existe pas", a avancé l'avocat. Pour preuve, son client n'a pas demandé de rémunération, question centrale dans cette affaire.

Surtout, son client a été accusé lorsque l'entrepreneur a avoué sa propre implication, minimisée par un contrordre. "Le contrordre a été inventé de toutes pièces sur demande du mari. D'où la nécessité d'un intermédiaire, qui ne l'aurait pas transmis." Pour Thimotée Bauer, son autre défenseur, on ne peut lui reprocher qu'une chose: d'avoir servi de chauffeur le soir du 19 février 2012.

Le procès se poursuit mardi après-midi avec les plaidoiries des autres avocats de la défense. Le jugement est attendu vendredi.