Suppression du taux plancher: des "effets dramatiques" sur la prévoyance vieillesse

L'abolition du taux plancher décidée la semaine dernière par la BNS aura des "effets dramatiques" sur la prévoyance vieillesse estime le chef économiste d'UBS Daniel Kalt.
19 janv. 2015, 12:38
Daniel Kalt, UBS chief economist Switzerland, responsible for UBS Switzerland's research publications for private and corporate clients, pictured on January 5, 2012, in Zurich. Kalt regularly holds presentations on a wide spectrum of topics at UBS client events and seminars, and appears on Swiss TV, radio stations and in print media. (KEYSTONE/Martin Ruetschi)

La décision de la Banque nationale suisse (BNS) d'abandonner le cours plancher de 1,20 franc pour un euro aura des "effets dramatiques" sur la prévoyance vieillesse, prévoit Daniel Kalt, chef économiste d'UBS. Et le taux d'intérêt négatif qui prévaut déjà n'arrange rien.

Jeudi, suite à la décision de la BNS, les institutions de prévoyance en Suisse auraient perdu 30 milliards de francs, soit 4% de leur fortune, d'après certains experts.

"Le climat régnant dans le domaine des placements, déjà difficile pour les caisses de pension, est encore aggravé par le taux d'intérêt négatif", a déclaré Daniel Kalt lors d'une conférence de presse lundi à Berne. Credit Suisse a précisé dimanche qu'il fera passer à la caisse les groupes ou caisses de pension qui lui confient leur argent.

Pour Daniel Kalt, il faut à présent voir comment la situation va évoluer et quels effets il y aura sur le projet de réforme de la prévoyance vieillesse du Conseil fédéral. Il réagissait dans le cadre de la présentation d'une étude sur le financement du 1er et 2e pilier publiée en avril et actualisée après la transmission du message gouvernemental au Parlement.