Sports d’hiver: pistes de ski de fond abîmées à cause de l’afflux de marcheurs

Les restrictions dues au Covid-19 ont provoqué un afflux de gens vers les zones de sports de neige. Problème, les marcheurs provoquent d’importants dégâts aux pistes de ski de fond.

17 janv. 2021, 17:44
Plus que jamais les marcheurs sont invités à faire attention où ils mettent les pieds.

Trace de pas, de raquettes ou déjections canines, les pistes de ski de fond subissent régulièrement des dégradations. Cet hiver, le cocktail Covid-19 et neige accentue encore le phénomène. Romandie Ski de Fond prône un meilleur balisage et une information accrue.

Cette année, l’important manteau neigeux, conjugué avec les fermetures imposées par la pandémie, attire beaucoup d’amateurs de plein air en montagne. Or, trop souvent, les adeptes des raquettes et les marcheurs utilisent les pistes de fond, observe Laurent Donzé, président de Romandie Ski de Fond (RSF).

Cela les dégrade, occasionne des frais supplémentaires et gâche le plaisir des skieurs qui paient une vignette pour la préparation et l’entretien des pistes.

Revenant périodiquement, le problème de cohabitation est le même dans tous les centres, constate M. Donzé. Une frange de personnes mal informées ou mal intentionnées pensent qu’elles peuvent aller partout.

Mieux signaliser

La solution passe par de la prévention, mais également par une meilleure signalisation: elle n’est souvent pas à la hauteur de l’affluence hivernale, note Laurent Donzé. Le travail de balisage (turquoise pour le fond, rose pour les raquettes) n’a pas toujours été fait.

Le flou dans les panneaux est l’une des autres raisons qui font que la cohabitation ne marche pas toujours très bien. Il suffit qu’il en manque un à un endroit stratégique, note-t-il.

Un humain à pied apporte sur la piste une pression quatre fois plus grande que la dameuse. Celle-ci ne peut que difficilement rattraper les trous, qui peuvent être dangereux pour les skieurs, comme les crottes de chien qui rendent les pistes inskiables.