Souvenirs de vacances "naturels": la Suisse peu restrictive

La Suisse est beaucoup moins restrictive que la Turquie concernant les objets que les touristes ramassent dans des lieux publics ou dans la nature pour les emporter comme souvenirs de vacances.

01 août 2012, 10:58
Le Monte San Giorgio est un site protégé: il y est interdit de ramasser des fossiles.

Arrêté et inculpé pour avoir mis un caillou dans ses bagages: cette mésaventure du commandant Varone de la police valaisanne ne serait certainement pas arrivée en Suisse. Notre pays est beaucoup moins restrictif que la Turquie concernant les objets que les touristes ramassent dans des lieux publics ou dans la nature pour les emporter comme souvenirs de vacances.

Tout n'est pas pour autant permis et les règlements varient parfois de commune en commune.

Ainsi, sur certains sites protégés, il est interdit de ramasser ce que certains qualifieraient de vulgaires cailloux. Au Monte San Giorgio (TI), classé au patrimoine mondial de l'Unesco, la collecte de fossiles est ainsi prohibée, souligne la porte-parole de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) Rebekka Reichlin.

Même constat pour les sites archéologiques, assure le conservateur du musée du Laténium à Neuchâtel Denis Ramseyer. "Si vous vous promenez dans des ruines romaines, il n'est pas permis d'emporter ne serait-ce qu'un vulgaire morceau de tuile". Les peines encourues n'ont toutefois rien à voir avec celles prévues en Turquie ou en Egypte, relève M. Ramseyer.

Pas de loi fédérale

Si la sévérité qui est de mise dans ces pays interpelle, leurs législations ont le mérite de la clarté. En Suisse, aucune loi fédérale ne régit la question du ramassage d'objets naturels tels que des pierres ou autres objets à caractère culturel ou archéologique, indique Mme Reichlin.

Les réglementations sont généralement cantonales, souligne la porte-parole de l'OFEV. Pour la collecte en montagne, elles peuvent même varier de commune en commune.