Sécurité: la Suisse va se doter d'une organisation de cyberdéfense liée à l'armée

Suite à une décision du Conseil national mercredi, la Suisse va se doter d'une organisation de cyberdéfense liée à l'armée. L'entité comptera notamment entre 100 et 150 professionnels spécialisés en informatique.

13 déc. 2017, 20:19
Le Conseil national a accepté mercredi tacitement une motion du conseiller aux Etats Josef Dittli (PLR/UR).

La Suisse va se doter d'une organisation de cyberdéfense rattachée à l'armée. Le Conseil national a accepté mercredi tacitement une motion en ce sens du conseiller aux Etats Josef Dittli (PLR/UR).

Cette organisation comptera entre 100 et 150 professionnels spécialisés en informatique. Les cybertroupes seront formées de 400 à 600 militaires de milice, a expliqué Marcel Dobler (PLR/SG) au nom de la commission. La motion retourne au Conseil des Etats, car le National y a apporté quelques modifications.

Il a ainsi abandonné le terme de "cyberbataillon" car il donne à penser qu'il pourrait y avoir des formations engagées de façon autonome. Or, il est prévu d'opter pour un engagement combiné de professionnels spécialisés en informatique de l'administration militaire et de militaires de milice, et non pour un engagement autonome de formations telles que des compagnies ou des bataillons.

La Chambre du peuple a aussi renoncé à une école de recrues axée uniquement sur les aspects de la cyberdéfense, qui ne constitue pas, à ses yeux, la solution la plus appropriée. Les recrues ayant un talent en la matière recevront une cyberinstruction spécifique dès l'école de recrues avant d'être affectées à une cyberunité.

Centre fédéral pour la cybersécurité

Le Conseil national devra aussi se prononcer ultérieurement sur une autre motion adoptée par le Conseil des Etats dans le même domaine. Le texte de Joachim Eder (PLR/ZG) demande la création d'un centre fédéral pour la cybersécurité. Il serait une entité destinée à renforcer et coordonner les mesures de cybersécurité.

Elle pourra donner des instructions aux différents offices et collaborer avec les universités et les grandes entreprises.