Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Quatre partis se sont réunis ce week-end en vue des fédérales

28 août 2011, 14:25

Quatre partis, dont deux gouvernementaux, ont rassemblé leurs troupes samedi, à moins de deux mois des élections fédérales. Avec un millier de personnes dans un théâtre zurichois, l'UDC a fait dans le symbole. Plus politiques, quelque 200 libéraux-radicaux se sont préoccupés de l'emploi.

Quelque 200 candidats de l'UDC aux élections fédérales d'octobre ont signé, comme en 2007, un «contrat avec le peuple», présenté sous  forme de parchemin, après avoir chanté l'hymne national. Ils se sont  engagés à refuser toute adhésion à l'UE, à renvoyer les étrangers  criminels et à stopper l'immigration de masse. Plus de 200 Romands ont participé à cette Journée du parti.

En présence de la mascotte UDC, le bouc Zottel, un spectacle  patriotique avec notamment le «Ranz des Vaches» interprété par le  choeur de la Chanson du Pays de Gruyère avait pour objectif de motiver les participants pour la dernière ligne droite de la campagne électorale. Des ingrédients qui avaient précédé le succès du parti il y a quatre ans.

Le document, dont la forme est calquée sur le Pacte fédéral de 1291, diffère toutefois légèrement de celui de 2007. Les principes concernant l'UE et les étrangers criminels restent les mêmes, mais l'arrêt de l'immigration de masse remplace la promesse d'une baisse des impôts pour tous.

«Nous avons le sentiment que ce qui préoccupe le plus les gens en ce moment c'est l'immigration», a expliqué le conseiller national zurichois Christoph Mörgeli. Peter Spuhler, conseiller national thurgovien et patron de Stadler Rail qui ne soutient pas l'initiative de son parti contre l'immigration de masse, n'était pas présent.

Deux sièges visés au Conseil fédéral
Christoph Mörgeli, qui s'exprimait dans le cadre d'un débat face au vice- président du PS Cédric Wermuth, a par ailleurs martelé que si l'UDC sort à nouveau vainqueur des élections du 23 octobre, deux sièges au  Conseil fédéral devraient lui revenir. Mais selon lui, si l'UDC ne les obtient pas, elle continuera à travailler collégialement avec un seul conseiller fédéral.

Précisant ne pas être venu chercher à se faire des amis, Cédric Wermuth a souligné que la représentante d'un petit parti, à savoir  Eveline Widmer-Schlumpf, n'avait pas sa place au gouvernement. La  répartition des sièges doit reposer sur l'arithmétique.

L'expérience à la barre
Devant quelque 200 délégués de son parti réunis à Lausanne, le  président du Parti libéral-radical (PLR) Fulvio Pelli a pour sa part  comparé le Conseil fédéral à l'équipage d'un bateau. Face à la tempête qui se prépare peut-être, il est important que des marins expérimentés maintiennent la barre.

Et le Tessinois de renvoyer dos-à-dos les recettes de la gauche qui visent à alourdir les charges sociales, ainsi que la politique isolationniste de l'UDC qui veut mettre la Suisse sous cloche et compromettre des accords indispensables à notre prospérité. Présent à Lausanne en compagnie de l'autre conseiller fédéral PLR Didier Burkhalter, Johann Schneider-Ammann n'a pas caché que les deux ou trois prochaines années risquent d'être difficiles pour l'économie suisse en raison du franc fort.

Résolutions pour l'emploi
Dans ce contexte, les délégués libéraux-radicaux ont adopté à  l'unanimité deux résolutions centrées sur l'emploi. La première vise à renforcer les PME. Elle résume les objectifs prioritaires défendus par le parti en vue des prochaines élections, notamment la lutte pour plus de flexibilité et pour moins de bureaucratie.

La seconde résolution préconise la création d'emplois «grâce à un  système d'approvisionnement énergétique sûr et compétitif». La Suisse doit appartenir au wagon de tête des pays européens dans lesquels l'énergie est la moins chère, pour garantir des emplois concurrentiels.

PCS et UDF
Deux plus petits partis tenaient leurs assises samedi. A Sion, les délégués du Parti chrétien-social (PCS) se sont fixé comme but pour les élections d'octobre de maintenir le siège fribourgeois au Conseil national et d'en gagner un deuxième. Le PCS, qui souhaite endiguer la progression de la droite populiste, mise aussi sur des listes dans les cantons du Valais, Zoug, Zurich et Obwald pour augmenter sa représentation.

Réunis à Olten (SO), les délégués de l'Union démocratique fédérale (UDF) ont soutenu les initiatives lancées par le PDC sur la famille et l'UDC contre l'immigration. Une minorité romande juge toutefois celle-ci nuisible. /ats

Votre publicité ici avec IMPACT_medias