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Procès à Nyon (VD): un ex-toxicomane paranoïaque assassine son épouse

Le procès de l'homme qui a tué son épouse de 32 ans de plusieurs coups de couteau en septembre 2013 s'est ouvert mercredi à Nyon. Il est principalement accusé d’assassinat.

09 déc. 2015, 15:42
Le procès du meurtrier de Gland a débuté devant la Cour criminelle de la Côte.

Le procès d’un homme de 49 ans s’est ouvert mercredi devant le Tribunal criminel de Nyon (VD). Le 8 septembre 2013, à son domicile de Gland (VD), l’homme a tué son épouse de 32 ans de plusieurs coups de couteau.

Le meurtrier, probablement victime d’un délire paranoïaque, soupçonnait son épouse de le faire surveiller et de tenter de l’empoisonner. Il est principalement accusé d’assassinat.

Homicide prémédité

Selon l’accusation, l’homme a préparé son homicide dès le matin, cachant un couteau dans une robe de bains suspendue dans les toilettes. Il aurait aussi placé un deuxième couteau sous son pantalon.

En début d’après-midi, il aurait appâté son épouse aux toilettes avec une dose de cocaïne. Il se serait alors placé derrière elle avant de fermer la porte, plaçant la pièce dans l’obscurité.

Il a alors asséné plusieurs coups de couteau dans le dos de sa victime, avant de tenter en vain de l’étrangler. Après plusieurs brèves luttes, il l’aurait frappée avec trois autres couteaux. Le meurtrier s’est ensuite acharné sur sa victime jusqu’à son décès.

Plusieurs versions

Peu après l’arrivée de la police, alertée par un voisin, l’homme a avoué son acte, déclarant s’être "libéré de cette diablesse". Durant l’enquête, il a livré plusieurs versions aux enquêteurs, affirmant notamment s’être défendu alors que son épouse l’avait menacé avec un couteau.

A l’audience, il a livré une version plus confuse, déclarant juste se souvenir de l’avoir vue tenir un couteau, et d’avoir eu l’intention de la tuer juste avant de lui asséner le coup fatal. Au surplus, il se dit incapable de donner des explications plus précises.

Importante diminution de responsabilité

Selon l’expert-psychiatre entendu à l’audience, l’homme doit être mis au bénéfice d’une diminution de responsabilité "moyenne à importante". Il est décrit comme ayant une "intelligence supérieure à la moyenne", mais avec "une immaturité émotionnelle". Sur fond de forte toxicomanie et de dépendance affective, il souffrait d’une "conviction délirante" que son épouse cherchait à le tuer.

Aujourd’hui, il dit avoir davantage de doutes sur le fait que sa victime cherchait à le surveiller et à le tuer. Le médecin considère le risque de récidive comme "faible". L’autopsie de la victime a révélé au moins 21 plaies, ayant notamment entraîné un égorgement et une perforation d’un poumon. Le jugement tombera ultérieurement.

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