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Pro et anti-Assad à la table des négociations à Genève

Après presque trois ans de conflit en Syrie, Genève accueille vendredi les premières négociations entre les émissaires d'Assad et les opposants syriens.

24 janv. 2014, 09:15
JAHRESRUECKBLICK 2013 - OKTOBER - A handout picture made available 07 October 2013 by the Syrian Arab News Agency (SANA) shows Syrian President Bashar al-Assad speaking during an interview with the German Der Spiegel News Magazine in Damascus, Syria, 02 October 2013. Al-Assad, who is facing an unprecedented uprising against his rule, admitted in an interview with the Germany magazine Der Spiegel that he and his regime have made mistakes but added his government "has no other option than to believe in our victory." He also was quoted as saying that the West would sooner believe the al-Qaeda terrorist network than him. (KEYSTONE/EPA/SANA HANDOUT)

Emissaires du président Bachar al-Assad et membres de l'opposition en exil vont s'asseoir à la table des négociations à Genève pour des premiers pourparlers de paix. Les chances de succès sont toutefois jugées minimes.

Arrivés jeudi à Genève après une conférence sous tension à Montreux qui réunissait une quarantaine de pays et d'organisations, les deux délégations vont enfin entrer dans le vif du sujet. Elles vont tenter de mettre fin au chaos meurtrier qui a déjà fait plus de 130'000 morts en Syrie et a forcé des millions de civils à abandonner leurs maisons ou à s'exiler.

Diplomates et observateurs se font peu d'illusions sur l'issue de ces négociations mais rappellent que le simple fait que les deux camps acceptent de se trouver ensemble dans une même pièce est en soi un événement.

Le maître d'oeuvre de ce délicat exercice de diplomatie, l'émissaire de l'ONU pour le conflit syrien, Lakhdar Brahimi, va entrer en scène à 11h.

Le premier cycle de négociations est censé durer "jusqu'à la fin de la semaine prochaine", soit le 31 janvier. "Mais tout peut très bien s'arrêter dès vendredi", rappelle, prudent, une source diplomatique occidentale.

Démission revendiquée

La question du sort de Bachar al-Assad reste le principal motif de désaccord. Faute de consensus sur cet aspect, Lakhdar Brahimi pourrait se concentrer, ainsi qu'Occidentaux et Russes, sur la recherche de premières mesures visant à soulager la population.

L'opposition a à nouveau exprimé jeudi son refus total de voir Bachar al-Assad jouer le moindre rôle dans le processus de transition en Syrie. Ahmed Jarba, président de la Coalition nationale syrienne (CNS), a également précisé que le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lui avait dit que la Russie pourrait arrêter de soutenir le président syrien.

M. Brahimi a lui évoqué des "indications" selon lesquelles les délégations semblaient prêtes à discuter de l'acheminement de l'aide humanitaire, de cessez-le-feu localisés, notamment à Alep, et d'échanges de prisonniers.

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