Politique: un Genevois veut présider les Jeunes socialistes suisses

Thomas Bruchez, 23 ans, souhaite prendre la tête des Jeunes socialistes suisses. Pour le moment, il n’y a eu que des Alémaniques à ce poste.
29 mai 2022, 09:39
Le côté romand pourrait fragiliser la candidature de ce Genevois.

Un Genevois de 23 ans Thomas Bruchez veut présider les Jeunes socialistes suisses. S’il est élu, ce serait le premier Romand à prendre la tête de cette organisation. Il explique ses motivations dans une interview au Matin Dimanche.

Il n’y a eu que des Alémaniques à ce poste. Le côté romand pourrait fragiliser la candidature de ce Genevois. «Grâce à ma mère, j’ai l’avantage d’être bilingue», explique-t-il dans les colonnes du seul journal dominical romand.

La Juso mieux connue en Suisse alémanique

«C’est un immense atout pour construire un parti avec une vraie cohérence nationale. En Suisse alémanique, tout le monde a un avis sur la Juso. De ce côté de la Sarine, personne ne sait vraiment qui elle est. Ma candidature peut faire grandir la JS en faisant mieux connaître ses positions en Suisse romande», poursuit-il.

Ma conception de la politique, c’est la rue, les manifestations, mobiliser les gens et susciter de l’espoir en portant des idées.
Thomas Bruchez

L’étudiant en relations internationales se présente à ce poste en partant d’une analyse. «Au sein de la Jeunesse socialiste, l’objectif a toujours été de renverser le capitalisme. Sauf qu’avec la crise climatique, cela devient urgent. La JS doit donc apporter une réponse radicale, que ce soit au niveau de la stratégie, du style ou du contenu politique. C’est ce changement que je veux apporter.»

«Ma conception de la politique, c’est la rue»

Plusieurs anciens de la Jeunesse socialiste occupent un siège au Conseil national ou sont à la direction du PS. Mais le jeune homme dit «ne pas être tenté par la politique institutionnelle». «Je ne veux pas passer ma vie de mandat en mandat. Ma conception de la politique, c’est la rue, les manifestations, mobiliser les gens et susciter de l’espoir en portant des idées. Cela ne signifie pas que je ne me présenterai jamais nulle part, mais ce n’est pas un objectif», souligne-t-il.