Plus de 100 enfants victimes des combats

12 mai 2009, 11:35

Plus de 100 enfants figurent parmi les civils tamouls tués ce week-end lors de bombardements dans le nord-est du Sri Lanka, a affirmé hier un porte-parole des Nations Unies à Colombo. Il a parlé d'un «bain de sang». Les belligérants se rejettent la responsabilité des morts.

Les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), par le biais du site Tamilnet.com, ont affirmé hier que 3200 civils innocents avaient été tués au cours du week-end par des pilonnages de l'armée gouvernementale.

Le gouvernement a rétorqué en accusant les Tigres d'avoir tué ou blessé 250 civils dans le but de «salir l'image des forces de sécurité auprès de l'opinion publique nationale et internationale». ONU et organisations non gouvernementales (ONG) s'élèvent depuis plusieurs semaines contre une catastrophe humanitaire dans le nord-est de l'île. Des milliers de civils sont pris au piège dans la zone des combats, interdite aux médias.

Dans une missive adressée au premier ministre japonais Taro Aso, des associations de défense des droits de l'homme, des ONG et des groupes de réflexion ont demandé hier au premier bailleur de fonds de l'île d'intervenir et «d'assumer ses responsabilités» pour prévenir une catastrophe humanitaire.

«Nous estimons que le Japon a un rôle important à jouer pour sauver d'innombrables vies de civils», indique ce courrier. D'après des estimations onusiennes, 6500 civils ont probablement été tués et 14 000 blessés entre fin janvier et mi-avril, lors de l'offensive «finale» de l'armée contre l'insurrection séparatiste. En quatre mois, l'ONU pense que près de 200 000 personnes ont fui les combats et ont été parquées dans des camps dans le nord. /ats-afp

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