Payerne (VD): Swiss Space System se porte bien, selon Pascal Jaussi

Pascal Jaussi, agressé le 26 août, s'est exprimé dans la presse. Pour lui, sa société S3 se porte beaucoup mieux, et il veut le prouver aux yeux de tous.

14 sept. 2016, 11:16
Agressé le 26 août, Pascal Jaussi affirme vouloir se battre pour rétablir la vérité sur sa société

La société Swiss Space System S3 "ne s'est jamais aussi bien portée depuis 18 mois", affirme mercredi dans la presse son patron Pascal Jaussi. Agressé le 26 août, il affirme vouloir se battre pour rétablir la vérité sur sa société qui vient d'obtenir une prolongation de l'ajournement de faillite.

Pascal Jaussi, 40 ans, s'exprime dans 24 heures et dans L'Illustré, qui parle d'interview exclusive. Il ne donne aucun élément sur l'agression dont il a été victime dans les bois d'Aumont (FR) à cause de l'enquête en cours, si ce n'est que le passage à tabac est lié à l'activité de S3, soit le lancement de petits satellites.

Ajournement prolongé

Endettée à hauteur de 5 millions de francs, S3 n'est pas menacée financièrement, affirme le responsable. La société "ne s'est jamais aussi bien portée depuis 18 mois. L'ajournement de la faillite vient d'être prononcé (...). S3 n'est pas comptablement en surendettement et peut continuer ses activités et sa recapitalisation".

La société fille S3 Solutions a été capitalisée en début d'année à hauteur de 29 millions de francs, poursuit Pascal Jaussi. "La somme sera bientôt transférée à notre holding, ce qui permettra de rembourser nos créanciers".

Dassault se retire

Lancée en 2013 et basée à Payerne (VD), S3 a bénéficié de l'appui de Dassault Aviation, "un grand industriel qui vous protège des coups". Lorsque le groupe français s'est retiré en 2015, "nous nous sommes retrouvés vulnérables", ce qui a nécessité la recherche d'investisseurs.

Pascal Jaussi affirme que les vols sans gravité (Zero G) sont agendés pour fin janvier. "Nous serons à l'heure pour ces vols. Je n'en doute pas un seul instant, car j'ai derrière moi une équipe formidable".

Rien de militaire

Sur l'activité de sa société, Pascal Jaussi affirme que "S3 ne fait pas de matériel militaire". Il évoque néanmoins l'importance stratégique de l'espace et de sa maîtrise dans "la guerre économique mondiale". "Nous avons été menacés, mis sur écoute. Nos serveurs ont même été sabotés".

Le groupe chinois Recon, qui voulait investir des millions dans S3 fin 2015, parle alors "d'une application militaire possible des navettes", déclaration retirée à la demande de S3, affirme Pascal Jaussi. Malgré cela, Recon serait toujours partenaire pour développer les affaires sur sol chinois.