«Ne pas voter, c’est laisser les autres choisir», l’éditorial de Stéphane Devaux

C’est au Parlement que se construisent les fondements d’une société. D’où la nécessité d’aller voter le 20 octobre prochain.
08 oct. 2019, 18:10
Portraits SNP    Neuchatel, 10 01 2018  Photo : © David Marchon

«Oh, moi, la politique, je n’y comprends rien. Alors, voter, pour moi, vous comprenez…»

Eh bien non, justement, nous ne comprenons pas. Nous ne saisissons pas pourquoi, lors d’un scrutin aussi important que le renouvellement du Parlement, près d’un électeur sur deux ne fasse pas valoir ce droit fondamental qu’est le droit de vote. Se rendent-ils compte, ces abstentionnistes, ces indifférents, que des millions d’êtres humains sur cette Terre leur envient ce privilège?

Nous les entendons déjà nous rétorquer que l’exercice de ce droit ne va pas de soi. Que c’est difficile de s’y retrouver au milieu de ces listes. Et que, argument ultime, de toute façon, ces politiques, c’est blanc bonnet pour bonnet blanc.
 

Mais surtout, l’histoire montre que la politique n’est pas un phénomène désincarné

Il est vrai que, si l’on n’est pas très familier de la démarche, cela demande un peu de concentration. Mais la tâche n’est pas insurmontable, surtout si l’on suit les recommandations figurant dans l’enveloppe de vote. Ou les analyses, comme celles que livre «ArcInfo» depuis quelques semaines.

Mais surtout, l’histoire montre que la politique n’est pas un phénomène désincarné. Ce sont aux Chambres que se construisent les fondements de notre société, qu’il s’agisse de santé, de prestations sociales, d’environnement, d’énergie ou de politique de défense.

Vous êtes allés ou vous retournerez défiler en faveur du climat ou de l’égalité entre hommes et femmes? C’est la preuve que l’état de la société de demain vous préoccupe. En élisant celles et ceux qui, à vos yeux, sont les plus aptes à défendre ce pour quoi vous manifestez, vous prolongez votre action. Et vous ne laissez pas les autres choisir à votre place.

par Stéphane Devaux