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Mystérieux retour de deux tableaux volés chez Bührle

Le Monet et le Van Gogh volés il y dix jours à Zurich ont fait leur réapparition sur le parking d'une clinique psychiatrique, à moins de deux kilomètres du musée Bührle. Degas et Cézanne manquent toujours. La joie de Lukas Gloor, directeur de la collection E.G. Bührle, brillait dans ses yeux lors de la conférence de presse de la police hier à Zurich. Retrouvés lundi après-midi, deux des quatre tableaux volés lors d'une attaque armée le dimanche 10 février dans le musée Bührle étaient exposés derrière lui dans les locaux de la police, «avec cadre, verre et carton protecteur à l'arrière, absolument intacts si ce n'est quelques minuscules accrocs aux cadres.» «Quand on a passé des dizaines d'années à vivre avec ces tableaux, on les reconnaît de loin», a encore dit l'historien de l'art dans un sourire.

20 févr. 2008, 12:00

Valant ensemble 70 millions de francs, le «Champ de coquelicots près de Vétheuil» de Monet et les «Branches de marronnier en fleurs» de Van Gogh, peint peu avant son suicide, avaient été placés à l'arrière de l'Opel Omega blanche, non verrouillée, qui avait servi aux voleurs pour emporter leur butin il y a dix jours. La voiture, dont les plaques avaient été volées le 6 février en ville, était parquée sur un parking public et payant près de la clinique psychiatrique universitaire de Zurich, à l'est de la ville.

C'est un employé de cette clinique qui a découvert la voiture lors d'un contrôle de routine. «Il recevra une récompense, mais son montant, une partie de la récompense de 100 000 francs, n'a pas encore été fixé», a indiqué le porte-parole de la police Marco Cortesi.

Les deux autres tableaux volés, «Ludovic Lepic et ses filles» de Degas et le «Garçon au gilet rouge» de Cézanne, manquent encore». Ils valent à eux deux 110 millions de francs. La valeur ne semble pas être un critère pour le choix des deux tableaux transportés: «Le Cézanne est le plus cher des quatre, le Degas le moins cher», a indiqué Lukas Gloor.

Le mystère reste pour l'heure complet sur les voleurs, leurs motifs et sur la réapparition de la moitié du butin. L'analyse des prélèvements effectués dans et autour de la voiture par le Service de recherche scientifique de la police municipale est en cours. A de nombreuses questions, la police, parfois gênée, se retranche derrière le nécessaire secret de l'enquête pour ne pas répondre.

On ne sait ainsi pas si les tableaux étaient bien en évidence sur la banquette arrière ni combien de temps la voiture est restée parquée avant d'être remarquée. On ne sait pas non plus si une rançon a été versée, si un message a été laissé dans la voiture ou si la police est en contact avec les voleurs. Fait assez troublant, le parking se trouve à moins de deux kilomètres par la route, 500 mètres à vol d'oiseau, du musée Bührle et la police n'a pas mis en doute que la voiture où les tableaux ont été retrouvés soit celle qui ait emporté les trois voleurs, dont on savait qu'ils avaient fui dans cette direction. De là à penser que les deux autres tableaux, invendables, ne sont pas très loin? En l'état, il ne s'agit bien sûr que d'une spéculation. /AGI-La Liberté

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