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Monsieur Prix s'en prend aux «pseudo-innovations»

Pour la Surveillance des prix, l'industrie pharmaceutique manipule la palette des médicaments remboursés par des «pseudo-innovations». Le tri opéré par Swissmedic doit être plus sévère. La Surveillance des prix se félicite des mesures prises au plan politique concernant les médicaments. Grâce à l'accord de 2005 avec l'industrie pharmaceutique (baisse du prix d'un millier de produits «anciens») et à la participation des assurés portée à 20% lorsqu'un original est préféré à un générique, une économie globale de 365 millions a été enregistrée en 2006.

25 juil. 2007, 12:00

Malgré cela, la facture des médicaments remboursés est montée de 120 millions. Et, assure M. Prix - Rudolf Strahm - dans un communiqué diffusé hier, ce n'est pas dû à une hausse équivalente de la consommation. «Les fournisseurs ont réussi à remplacer d'anciens produits relativement bon marché par de nouvelles préparations bien plus chères», explique-t-il.

Ses services ont analysé ces «renchérissements par substitution». En 2006, 598 produits au prix moyen de 66fr.50 ont été retirés de la liste des spécialités (LS) et remplacé par 543 nouveaux au prix moyen de 180fr.70. Chaque préparation a donc, en moyenne, triplé de prix. Il ne s'agissait, en partie, que de nouvelles combinaisons de substances connues.

«Cette politique de manipulation de la palette des spécialités proposées profite d'un vide juridique et réussit à gonfler la facture globale par simple substitution de produits souvent comparables, c'est-à-dire sans réelle plus-value thérapeutique», affirme M. Prix. Pour «briser cette tendance à la hausse», il propose de prendre ou d'accélérer quelques mesures.

Le Conseil fédéral vient de décider d'examiner les prix de tous les médicaments admis sur la LS de 1993 à 2002. Ensuite l'examen périodique de tous ces prix (actuellement devant le Parlement) doit avoir lieu tous les trois ans. Enfin, Swissmedic (chargé de l'admission dans la LS) doit trier les nouveaux médicaments en fonction de leur réelle plus-value thérapeutique.

Pour sa part, le Conseil fédéral a déjà annoncé, pour l'automne, un examen des prix (toujours par comparaison internationale) des génériques. La consommation de ces médicaments qui ne sont plus protégés par brevet étant en augmentation constante, il s'agit de s'attaquer à leur prix, ceux-ci étant - comme les originaux sous brevet - également plus élevés en Suisse. /FNU

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