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Martin Bäumle, chef conquérant des Verts libéraux

30 juil. 2008, 12:00

Le parti national a tout juste une année. Alors les Verts libéraux peuvent, à chaque scrutin, sabler le champagne. Née le 20 juillet 2007, la nouvelle formation a fait une entrée d'enfer aux fédérales: gain de trois sièges au National et victoire de Verena Diener aux Etats.

Tout un symbole: au second tour, l'ex-conseillère d'Etat zurichoise l'emportait sur Ueli Maurer, à l'époque président de l'UDC. Dans les cantons, la jeune pousse avance ses pions: dix députés à Zurich, deux en Thurgovie et un seulement à Saint-Gall. Et elle a des ambitions, notamment à Bâle-Ville et à Berne, pour les cantonales de l'automne.

«Le parti doit beaucoup à Martin Bäumle», analyse un journaliste zurichois qui le côtoie depuis des années. «C'est un fonceur, un homme qui pense vite et qui connaît ses dossiers, très populaire dans sa ville de Dübendorf et dans le canton. Mais il lui manque encore une dimension nationale.» Justement, samedi à Bâle, l'assemblée des délégués va confirmer Martin Bäumle, 44 ans, à la présidence des Verts libéraux suisses. Ce ne sera pas une surprise, il est le seul candidat.

Le président, quand il se penche sur sa vie, voit «un cheminement classique du défenseur de l'environnement». A 17 ans, il rejoint le WWF, recueille des signatures, lutte contre la destruction de vieilles maisons dans le centre-ville de Dübendorf. C'est son premier combat. Après viendront la politisation avec la question nucléaire et son entrée chez les Verts. En 1998, les Verts zurichois le choisissent comme président cantonal.

«C'est une année charnière», selon le journaliste zurichois. «Il devient le responsable des finances de Dübendorf, la quatrième ville du canton de Zurich et adopte un langage et une action pragmatiques.» Il dit que «pour un environnement sain, il faut des finances saines». Il commence à dégager une odeur de soufre, lui qui critique le côté doctrinaire des Verts. Elu pourtant au National, en 2003, sur la liste du Parti écologiste, il fonde l'année suivante un nouveau parti cantonal des Verts libéraux. C'est en trop. Le grand parti le chasse.

Depuis, Martin Bäumle et Verena Diener essaient de structurer leur programme en trouvant un «équilibre entre environnement, économie et social». Conquérant en Suisse alémanique, le nouveau parti est inexistant de ce côté-ci de la Sarine.

Tout naturellement, Martin Bäumle s'est tourné vers Isabelle Chevalley et Ecologie libérale. Mais la nouvelle députée vaudoise refuse de transformer son mouvement en parti. Du coup, Martin Bäumle se dit prêt à créer des sections romandes. Mais pour que le blé se lève en terre romande, la cause Verte libérale devra trouver de l'argent, des ardeurs et de nouvelles énergies. Le défi est de taille.

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