L’objectif de bonne qualité de l’air n’est pas encore atteint en Suisse

Même si la pollution atmosphérique diminue depuis une quarantaine d’années en Suisse, les concentrations d’ozone ont dépassé les valeurs limites l’an dernier. L’objectif de bonne qualité de l’air n’est donc pas encore atteint.

22 sept. 2022, 11:30
L’objectif de bonne qualité de l’air n’est pas encore atteint, en dépit des succès obtenus par la politique suisse de protection de l’air. (illustration)

La pollution atmosphérique en Suisse a pu être sensiblement réduite depuis le milieu des années 1980. C’est là le résultat des actions entreprises en Suisse et dans d’autres pays d’Europe pour diminuer les émissions, lit-on dans un rapport sur la qualité de l’air publié jeudi par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) et le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa).

Parallèlement aux réductions d’émissions, les concentrations des polluants atmosphériques ont diminué. Les mesures du réseau national d’observation des polluants atmosphériques (NABEL) confirment la baisse des émissions. Mais les émissions de particules fines primaires (qui sont issues directement des processus de combustion comme d’un moteur diesel, d’un chauffage au bois ou du frottement des pneus sur les routes) ont cependant moins diminué que les concentrations de PM10 (qui regroupent les particules de diamètre inférieur à 10 microns ou μm) mesurées.

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Des succès importants ont été remportés en ce qui concerne le dioxyde de soufre, le monoxyde de carbone ainsi que les métaux lourds comme le plomb, le cadmium et le zinc, autant de polluants dont les concentrations mesurées sont en général très inférieures aux valeurs limites d’immission.

Pour ce qui est des particules fines PM10 et PM2,5, les valeurs limites ont parfois été dépassées en 2021. Ces particules peuvent pénétrer profondément dans les plus petites ramifications des poumons, puis dans les vaisseaux sanguins et lymphatiques.

Concentrations d’ozone encore trop hautes

Par contre, les concentrations d’ozone ont dépassé les valeurs limites dans les 16 stations du réseau NABEL. Les apports d’azote et d’acide dans les écosystèmes sont eux aussi encore trop importants.

L’objectif de bonne qualité de l’air n’est donc pas encore atteint, en dépit des succès obtenus par la politique suisse de protection de l’air, écrivent l’OFEN et l’Empa dans le rapport. D’autres réductions des émissions sont donc nécessaires.

par Keystone - ATS