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Les policiers exigent un code pénal plus sévère

04 nov. 2009, 12:11

Les policiers suisses dénoncent de plus en plus d'actes de violence et de menaces à leur encontre, surtout lors de manifestations sportives. Avançant une hausse de 160% depuis 2000, ils exigent dans une pétition remise aux autorités fédérales un durcissement de la législation.

Il s'agit de réintroduire de courtes peines de prison et d'augmenter la peine minimale pour violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires, a indiqué hier à la presse la Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP). Et en cas de récidive, il faut appliquer les mêmes sanctions qu'en France, soit un doublement de la peine pénale et un emprisonnement ferme.

Un acte de violence contre un policier est un acte de violence contre l'Etat qui doit être jugé comme tel, a déclaré Max Hofmann, secrétaire général de la FSFP. Si le policier en tant que représentant de l'Etat doit accepter d'être puni plus durement en cas de faute, alors il doit en être de même dans l'autre sens.

Max Hofmann juge ainsi insuffisantes les peines prononcées dans de nombreux cas récents. Dernier exemple en date, celui de hooligans zurichois condamnés par la justice saint-galloise au cours d'une procédure accélérée à des amendes de 800 à 1300 francs et à des peines pécuniaires avec sursis. Ils ont également été interdits de stade pour plusieurs années. La FSFP est favorable à ce système de justice rapide, mais il faut faire attention à ce que les peines soient conséquentes, selon Max Hofmann. Et de rappeler que lundi, le Tribunal fédéral a confirmé une amende de 300 francs à l'encontre d'un policier bernois qui avait giflé un adolescent éméché qui l'insultait.

Se basant sur les statistiques de l'Office fédéral de la police, la FSFP relève que le nombre d'actes déclarés de violence ou de menaces contre les agents est passé de 774 en 2000 à 2024 en 2008, soit une augmentation de 161,5%. La gravité des actes de violence est également en hausse, a relevé Heinz Buttauer, président de la FSFP, qui regroupe plus de 23 000 policiers, soit 95% des agents en fonction

Selon la conseillère d'Etat saint-galloise Karin Keller-Sutter, chaque semaine de matches en Suisse nécessite l'engagement de 900 policiers en moyenne.

En partant du principe qu'un policier coûte 1000 francs par jour, la facture atteindrait quelque 25 millions de francs par an. Un plan d'action pour diminuer la violence dans le sport devrait être présenté aux cantons à la mi-novembre. /ats

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