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Les libéraux veulent chasser les «importuns»

28 sept. 2007, 12:00

Les libéraux genevois veulent en finir avec les perturbateurs de l'ordre public. Ils déposent un projet de loi pour prononcer des mesures d'exclusion contre les «importuns». Dans leur collimateur: dealers et mendiants mais aussi les attroupements qui gênent.

«Les rues sont à tout le monde, il faut se réapproprier le domaine public», a indiqué hier Michel Halpérin, président du parti libéral genevois (PLG). Les libéraux refusent que les Genevois ne puissent plus «déambuler à leur guise et se sentir en sécurité dans leur ville».

Les Eaux-Vives sont sous la coupe des trafiquants, les préaux d'école sont occupés la nuit par des dealers, le Parc des Bastions, Rive et le Parc Bertrand accueillent des attroupements nocturnes, les nuisances sonores envahissent la Vieille Ville et les mendiants se multiplient, explique-t-il. Face à cette situation qui se dégrade, les autorités restent indifférentes ou impuissantes, dénonce le PLG. D'où l'idée d'un projet de loi.

Les libéraux proposent d'exclure provisoirement d'un périmètre donné les personnes qui gênent l'ordre ou la sécurité publique. Le texte vise explicitement les mendiants, les dealers et les consommateurs de stupéfiants. Mais il s'attaque aussi aux rassemblements de personnes qui portent atteinte à l'ordre ou à la sécurité publique et aux attroupements qui importunent la population. La marge d'interprétation est large, reconnaissent les libéraux qui comptent sur les forces de l'ordre pour agir avec proportionnalité. Concrètement, les fauteurs de troubles pourront être exclus d'un périmètre donné pour une durée de 24 heures. L'éloignement pourra être prolongé jusqu'à trois mois si les «circonstances le justifient». Ce système existe déjà à Berne, Soleure et Winterthour. D'autres cantons alémaniques en discutent. En présentant ce projet de loi, le parti se défend d'être un parti sécuritaire. «Mais je n'ai aucun complexe à aborder ce thème», a souligné Michel Halpérin.

L'ordre et la salubrité publics sont à la mode depuis cet été à Genève. Les libéraux et l'UDC ont déjà déposé des projets de loi pour combattre la mendicité. L'UDC veut aussi punir plus durement les salissures. Et Pierre Maudet, le nouveau magistrat radical de la Ville, s'attaque à la propreté de la cité. / ats

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