Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Les freins du train fou ont été négligés

24 avr. 2007, 12:00

La cause de l'accident du train fou du Berne-Lötschberg-Simplon (BLS), en 2006 à Thoune (BE), est connue. L'examen du système de freinage n'a pas été effectué correctement après la mise en place à Frutigen (BE) d'une nouvelle rame. Les trois personnes à bord du convoi avaient été tuées.

Si ces contrôles obligatoires avaient été effectués après les man?uvres à Frutigen, les mécaniciens du convoi auraient dû se rendre compte que le robinet du système de freinage à air comprimé menant aux wagons était fermé, a annoncé hier le Service d'enquête sur les accidents des transports publics.

Lors de man?uvres comme celles effectuées à Frutigen, les wagons sont découplés du système de freinage du convoi. Avant de démarrer, c'est le mécanicien qui est responsable de vérifier si le système de freinage a été remis en fonction.

En raison de l'absence de freins opérationnels, le train devenu hors de contrôle avait dévalé jusqu'à Thoune à près de 100 km/h. Face à l'impossibilité de traverser la gare de Thoune, bloquée par d'autres trains, les responsables du poste d'aiguillage avaient décidé de dévier le convoi sur une voie près de Dürrenast et de le faire percuter un train de chantier pour arrêter sa course folle.

A partir d'une certaine vitesse, la masse du convoi en mouvement ne peut plus être stoppée avec les seules capacités de freinage du véhicule tracteur, a expliqué le Service d'enquête sur les accidents des transports publics. Son rapport souligne que la décision prise par les responsables du poste d'aiguillage à Spiez (BE) était la plus moins mauvaise dans cette situation.

L'une des options écartées consistait à laisser le convoi hors de contrôle entrer en gare de Thoune et à le diriger sur un butoir. Mais les conséquences d'un tel choc sur les autres voies n'étaient pas prévisibles. Le centre d'aiguillage n'a pas voulu non plus le laisser à cette vitesse traverser la gare de Thoune.

L'idée de diriger le train vers la zone industrielle a aussi été jugée trop dangereuse. Un déraillement à cet endroit, proche des immeubles locatifs, aurait pu avoir de graves conséquences. / ats

Votre publicité ici avec IMPACT_medias