Les deux Suisses retenus en Libye ont obtenu un visa

26 août 2009, 18:28

Le retour des deux Suisses retenus depuis plus de 400 jours en Libye n'est plus qu'une question «de temps». Ils ont reçu  leur passeport et un visa de sortie mardi soir. Seul leur manque le  feu vert des autorités judiciaires libyennes.

Ce matin, le premier ministre libyen Al Baghdadi A. El-Mahmudi a averti par écrit le président de la Confédération que la  conclusion de la procédure administrative nécessaire au rapatriement  des deux hommes «n'est plus qu'une question de temps», a indiqué en  fin d'après-midi le Département fédéral des finances.

Sortant de leur mutisme après la séance du Conseil fédéral, les  services d'Hans-Rudolf Merz ont enfin confirmé que le jet «Falcon»  du Conseil fédéral est arrivé mardi à 15h30 à l'aérodrome militaire  de Tripoli. «Après une longue attente», la délégation helvétique  chargée de ramener les deux Suisses a obtenu les documents d'entrée  dans le pays, selon le Département des finances.

Les services de Hans-Rudolf Merz indiquent encore être en contact  régulier avec la délégation à Tripoli, la famille et les proches des  deux hommes retenus.

Mais pour éviter les faux-pas en attendant leur retour, le  Conseil fédéral se mure derrière les communiqués écrits. Devant la  presse, son porte-parole André Simonazzi a refusé de répondre aux  nombreuses questions. «Quand les deux hommes seront de retour en  Suisse, vous serez informés de manière complète», s'est-il contenté  de répéter.

Accord appliqué

Seule certitude, malgré les critiques qu'il suscite, l'accord  conclu par Hans-Rudolf Merz jeudi dernier à Tripoli est valable et  sera appliqué. Lors de sa séance, le Conseil fédéral en a pris acte  et a entendu le rapport que lui ont fait le président de la  Confédération et la ministre des affaires étrangères Micheline Calmy- Rey.

Les services de cette dernière ont constaté que l'accord engage  la Suisse sur le plan international. Le Conseil fédéral entend donc  le mettre en oeuvre, a annoncé André Simonazzi. La question de  savoir si l'exécution de l'accord était indépendante de la  libération des deux Suisses est par contre restée, comme les autres,  sans réponse.

Avant le 1er septembre

Le président de la Confédération a assuré vendredi dernier qu'il  avait reçu l'assurance orale du premier ministre libyen qu'ils  reviendraient d'ici le 1er septembre. Décidant seul de se rendre à  Tripoli pour débloquer l'affaire, il a présenté les excuses de la  Suisse pour l'arrestation d'Hannibal Kadhafi et de sa femme à Genève  en juillet 2008.

L'accord signé par M.Merz prévoit également la constitution d'un  tribunal arbitral chargé d'enquêter sur l'affaire. Un point qui a  suscité de vives critiques, en particulier du gouvernement genevois. /ats