Les bombardements de l'armée se poursuivent à Alep en Syrie

Les tirs d'artillerie et les avions de combat de l'armée syrienne ont pilonné dans la nuit de mardi à mercredi Alep, la deuxième ville du pays.

01 août 2012, 07:18
Des enfants errent dans les ruines de Maarat al-Numan.

L'armée syrienne tenter de prendre le contrôle de certains quartiers d'Alep tombés aux mains des opposants au président Bachar al Assad.

Dans la journée, un journaliste de Reuters a entendu pour la première fois depuis plusieurs jours des hélicoptères tirer à l'arme lourde sur la partie Est de la ville, provoquant un important dégagement de fumée noire dans le ciel.

A la nuit tombée, de fortes explosions ont retenti près de cette ville de 2,5 millions d'habitants, où les combats font rage entre forces rebelles et armée régulière depuis le 20 juillet dernier.

Au moins une dizaine de salves d'obus ont déchiré le ciel et recouvert l'appel à la prière.

Enjeu de taille

La bataille d'Alep, poumon économique du pays, est devenu un enjeu de taille pour les deux camps plus de seize mois après le début des manifestations hostiles au régime.

L'attentat suicide du 18 juillet, qui a décimé une partie de l'appareil sécuritaire syrien à Damas, a marqué un véritable tournant dans la guerre civile en déclenchant une contre-offensive de l'armée régulière à Damas et Alep.

Mardi, des tirs à l'arme lourde ont résonné dans le quartier de Salaheddine, dans le sud-ouest d'Alep, dont les rebelles ont démenti avoir été repoussés.

L'armée a annoncé il y a deux jours avoir repris Salaheddine, mais la télévision d'Etat a fait savoir mardi que les forces gouvernementales traquaient les membres d'un groupe de "terroristes" dans cette zone, signe que l'armée n'en avait pas le contrôle total.

Quartier par quartier

L'objectif des forces rebelles est d'atteindre progressivement le centre-ville, quartier par quartier, un objectif atteignable "d'ici quelques jours, et non quelques semaines", a déclaré un commandant rebelle à Reuters.

Selon NBC News, l'Armée syrienne libre (ASL), composée de déserteurs et de civils, a reçu une vingtaine de missiles sol-air qui ont été acheminés via la Turquie, dont le gouvernement de Recep Tayyip Erodgan appelle ouvertement au départ de Bachar al Assad.

Selon certaines sources gouvernementales américaines, plusieurs pays arabes, dont l'Arabie saoudite et le Qatar, ont appelé à plusieurs reprises ces derniers temps à fournir des missiles sol-air aux rebelles.